Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les États-Unis demandent au Mexique de respecter le traité sur l’eau de 1944

Mexique, 31 juillet (Prensa Latina) Face aux protestations actuelles dans l´État mexicain de Chihuahua contre l’approvisionnement en eau aux Etats-Unis, le gouvernement nord-américain a demandé à son homologue de respecter le traité en vigueur de 1944, ont assuré aujourd’hui des médias locaux.

Les sources ont indiqué que Washington a demandé au gouvernement du président Andrés Manuel López Obrador de prendre des mesures pour respecter le total de la livraison d’eau, environ 500 millions de mètres cubes, pour clore le cycle actuel du Traité international sur l’eau de 1944.

Ce gouvernement a déjà envoyé une note diplomatique, il y a également eu des communications avec Washington et la partie nord-américaine de la Commission internationale des limites et des eaux, a soutenu le directeur pour l’Amérique du Nord du Secrétariat des Affaires Étrangères du Mexique, Roberto Velasco.

En trois mois, le Mexique doit « payer » plus que ce qui doit être envoyé durant un an aux États-Unis, environ 500 millions de mètres cubes du Rio Bravo, alors qu´il s´agit en moyenne 432 millions de mètres cubes par an, a pour sa part expliqué la directrice de la Commission nationale de l’eau (Conagua), Blanca Jiménez.

Elle a signalé que lors du cycle 34, qui s’est terminé en 2015, le pays a fini avec un débit de 324 millions de mètres cubes et qu´il existe un chapitre du traité qui stipule que les déficits dans la distribution d’eau ne peuvent se reproduire pendant deux périodes consécutives. Ainsi, lors du cycle se terminant le 24 octobre prochain, la totalité du liquide doit être « livrée » aux États-Unis.

Jimenez a souligné qu’il n’y avait pas eu auparavant de participation de la Conagua dans les districts d’irrigation, ce qui a été mis en place par l’administration actuelle, et que la distribution du liquide était désordonnée.

En outre, rechercher actuellement le vol et trafic de l’eau, ou les extractions illégales dispersées, ne résoudraient pas le problème, compte tenu des protestations et de la situation actuelle sur ce territoire. Face aux protestations qui ont eu lieu à Chihuahua, où les agriculteurs s’opposent à l’extraction de l’eau pour se conformer au traité, Jiménez a déclaré que ces derniers ont l’eau assurée pour le cycle agricole actuel.

Elle a affirmé que l’eau du Rio Bravo appartient aux deux pays et que le traité réglemente la répartition de ce fleuve, ainsi que celle du Rio Colorado, d’où sont à l´inverse expédiés au Mexique, du côté de la Basse-Californie, un milliard 800 millions de mètres cubes par an.

Pour sa part, Velasco a estimé que le traité doit être respecté afin de ne pas ouvrir la porte à une renégociation, car cela pourrait entrainer des changements qui conduiraient à perdre la flexibilité du traité.

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