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Production alimentaire, priorité économique de Cuba

La Havane, 14 septembre (Prensa Latina) La production alimentaire à Cuba constitue aujourd’hui un aspect central de la stratégie économique et sociale du pays, où toutes les formes de gestion devront intervenir efficacement, en faveur de la chaîne productive et pour la substitution des importations.

Le Ministère de l’Économie et de la Planification a récemment diffusé le document intitulé Synthèse de la stratégie sociale pour la relance de l’économie et la lutte contre la crise mondiale provoquée par la Covid-19, qui contient des directives essentielles pour soutenir le modèle économique de la nation avec un accent particulier sur l’agriculture.

Compte tenu du fait que Cuba est un pays agricole et de la nécessité de garantir à la fois l’alimentation de la population et l´approvisionnement pour le développement, il est impératif de révolutionner les formes de gestion et d’encourager la naissance de l’agro-industrie, a souligné le document.

Les intérêts économiques communs de toutes les formes de gestion, est-il expliqué, devront être cohérents pour que les investissements aboutissent à une utilisation maximale dans l’amélioration des terres, des technologies et de l’équipement.

Conformément à la politique visant à promouvoir le développement territorial à Cuba, on encouragera l’autosuffisance municipale en produits agricoles ainsi que le développement et la consolidation des mini-industries du secteur, afin d’assurer une meilleure adéquation avec la demande locale.

En ce qui concerne le développement de produits exportables, signale le document, il sera tenu compte des chaînes de production avec les producteurs agricoles et l’industrie nationale pour faciliter les ventes à l’étranger de fruits, légumes, tabac, charbon de bois, café, cacao, dérivés apicoles et autres.

Une autre mesure essentielle est la récupération et la construction de nouveaux modules d’élevage pour les espèces avicoles, porcines, ovins-caprins et le développement de la pisciculture.

À cette fin, il est nécessaire d’accroître la production d’aliments pour animaux, en mettant l’accent sur l’exploitation de toutes les possibilités offertes par les progrès réalisés dans le cadre du programme Plantes protéiques et sur l’amélioration de la qualité des semences agamiques, botaniques et biotechnologiques pour atteindre à court terme 68 pour cent de semences certifiées et ensuite 85 pour cent.

En ce qui concerne les investissements étrangers, il est prévu d’accélérer la gestion, la concrétisation et l’exécution des projets prioritaires : poulet, porcs, agro-industrie des fruits et légumes, élevage bovin. Toutes ces actions seront régies par le principe de l’utilisation d’un minimum de ressources importées.

Toutefois, il faudra éliminer les restrictions qui freinent le développement des forces productives et l’adoption de mesures de production sur des terres qui restent sous-exploitées.

La mise en œuvre du Plan 2020 et l’élaboration du Plan pour l’économie à l’horizon 2021 s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie économique et sociale pour la relance de l’économie.

La stratégie repose sur le maintien de la planification centralisée, la défense de la production nationale et l’élimination de la mentalité importatrice.

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