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L’Unesco met en garde contre les attaques visant des journalistes couvrant des manifestations

Paris, 15 septembre (Prensa Latina) L’Unesco a mis en garde, dans un rapport publié hier, contre l’augmentation au niveau mondial des attaques visant les journalistes couvrant des manifestations, un scénario vécu aux États-Unis lors des manifestations du mouvement Black Lives Matter.

Selon le document de l’organisation de l’ONU spécialisée dans l’éducation, la science et la culture, entre janvier et juin derniers, au moins 21 manifestations ont été entachées par les actions violentes des forces de sécurité contre des journalistes, certains ont été y compris arrêtés ou tués. Le texte, intitulé 'Sécurité des journalistes couvrant les manifestations : préserver la liberté de la presse en période de troubles', reflète la multiplication de ces atteintes à la liberté de la presse au cours des cinq dernières années

Lors de plusieurs mobilisations, il y a eu jusqu’à 500 actes hostiles à l’égard de ces professionnels, avec des allégations de blessures permanentes de journalistes, comme cela a été le cas lors des marches de Black Lives Matter contre la violence policière et la discrimination aux États-Unis, où il y a des cas de cécité et de blessures dus à l’impact de balles en caoutchouc et de gaz poivre.

L’Unesco a indiqué les décès de 10 journalistes dans le monde pendant la couverture de manifestations étaient démontrés, faits condamnés à tout moment par l’organisation.

A propos du rapport, la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, a insisté sur la nécessité de respecter la liberté d’informer les citoyens sur les manifestations et leurs causes.

'La tâche des journalistes est essentielle pour informer et faire connaître au public les mouvements de protestation. Depuis de nombreuses années, l’Unesco sensibilise l’opinion publique mondiale afin qu’ils puissent s’acquitter de cette tâche en toute sécurité et sans crainte de persécution', a-t-elle expliqué.

L’organisme multilatéral dispense une formation aux forces de sécurité et au pouvoir judiciaire pour les mettre à jour sur les normes internationales relatives à la liberté d’expression.

Cependant, les chiffres du rapport montrent que des efforts supplémentaires sont nécessaires, et nous exhortons la communauté internationale et les autorités compétentes à garantir le respect de ces droits fondamentaux, a déclaré l’Unesco.

Outre les cas de surveillance abusive, de harcèlement, d’intimidation, de passages à tabac, de tirs à balles réelles ou non, d’arrestations, d’enlèvements et de destruction délibérée de matériel, le document contient des recommandations à l’intention de tous les acteurs concernés dans le but d’inverser la situation.

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