Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le sport et la paix, armes létales contre la violence en Colombie

Bogota, 17 septembre (Prensa Latina) Face à l’hostilité et à l’incertitude dans la vie quotidienne de la Colombie, beaucoup de personnes font jusqu’à l’impossible aujourd’hui pour changer cette réalité, dont le club sportif PARE en sauvant la genèse du pays depuis les communautés. « Paix et réconciliation ! (PARE) Nous voulons changer la réalité de nos territoires à travers le sport comme outil de transformation sociale », telle est la devise du club sur son compte Twitter.

Et c’est que des messages comme celui-ci sont de plus en plus nécessaires et impérieux pour, d’une certaine manière, contrecarrer les innombrables décennies de violence et d’insécurité qui règnent dans la nation caféière, qui possède une beauté naturelle unique, mais dominée depuis des années par des cartels de la drogue, des gouvernements corrompus (selon des allégations de personnalités politiques et de leaders sociaux) et des groupes paramilitaires.

Le club sportif PARE propose un nouveau réveil, une nouvelle aube, une nouvelle opportunité pour les Colombiens : Le sport est leur arme la plus puissante et les communautés leur champ de bataille rocheux.

Les enfants et les jeunes du Chocó et d’Antioquia ont trouvé dans le football une occasion de rêver et de construire... Avec votre contribution, nous pourrons continuer à rêver et à améliorer nos communautés, assiégées par l’oubli de l’État et les affrontements de groupes armés, et la criminalisation des jeunes... Nos supporters sont la communauté... Chaque sportif qui rejoint (le club), est une personne de moins dans la rue avec de mauvaises habitudes de vie...

Voici ce que l´on peut écouter de la part des personnes véhiculées au projet de PARE. Illusion est le mot d’ordre. Amour de la vie. Chaque personne liée au club sportif est un romantique de l’éternité, un sentimental du changement vers une société transformée, juste et exempte de violence.

Tout cela se passe au milieu d’une nouvelle vague de violence cette nation du nord de l’Amérique du Sud.

Pour mettre fin à la violence en Colombie, il est essentiel que le gouvernement respecte intégralement l’Accord de Paix de 2016, a déclaré la veille le sénateur du parti Force Alternative Révolutionnaire du Commun (FARC, issu de l´ancienne guérilla des FARC-EP) Carlos Lozada.

Sur Twitter, l’ancien guérillero a également plaidé pour une paix stable et durable sur l’ensemble du territoire et a rejeté l’augmentation des massacres enregistrés ces derniers jours.

Lozada est allé plus loin et a condamné l’incapacité de l’État à préserver la vie, l’honneur et les biens de ses citoyens, comme le prévoit la Constitution nationale.

Pour des raisons comme celles-ci, des groupes sociaux comme le club sportif PARE sont de plus en plus nécessaires pour invoquer les lumières au lieu des ombres et construire un destin digne et hors de tout danger pour les citoyens.

Il n’est pas possible que seulement depuis le début de l´année 2020, selon des rapports de presse et d´organisations sociales, plus de 50 massacres aient été enregistrés sur la topographie colombienne. Il est inconcevable que les seigneurs de guerre imposent la panique dans les communautés en plein XXIe siècle en Amérique latine.

C’est pourquoi les messages et les idées qui émanent du club PARE sont de plus en plus nécessaires, car le changement cérébral et viscéral et la transformation sociale la plus profonde de la société devront émerger dès le plus jeune âge.

peo/mem/Yas