Agence de Presse de l'Amérique Latine

Violations de l’Accord de paix en Colombie

Bogota, 11 octobre (Prensa Latina) Le parti politique Force Alternative Révolutionnaire du Commun (FARC) a dénoncé aujourd’hui qu’environ 400 signataires de la Paix sont toujours dans les prisons de Colombie, soumis à des traitements cruels, malgré l’accord de 2016.

L’Accord de paix final prévoit, en tant que mécanismes de mise en œuvre et de vérification, la création d’une commission chargée de veiller au respect du pacte, composée de trois représentants du Gouvernement national et de trois représentants de l´ancienne guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP).

Cette commission devait surveiller les composantes de l’accord et en vérifier le respect, mais, selon la FARC les paramètres ne sont pas respectés.

Selon une publication de la FARC sur Twitter, il y a actuellement 172 prisonniers politiques non encore libérés et 204 autres personnes dont l’accréditation est en attente de définition.

Le parti politique souligne également que plus de 120 personnes sont toujours privées de liberté malgré leur nomination en tant que 'Responsables de la paix' par le Gouvernement national lui-même.

La paix est faite de faits, souligne le communiqué des FARC.

Comme stipulé, la mise en œuvre des accords conclus dans le cadre du processus de paix doit se faire de bonne foi, dans le respect réciproque des obligations acceptées par les parties.

En outre, il faudrait promouvoir l’intégration des populations, communautés, territoires et régions du pays, en particulier celles qui sont le plus touchées par le conflit et celles qui ont vécu dans des conditions de pauvreté et de marginalisation.

Cette dénonciation s’ajoute à de nombreuses autres faites ces derniers mois contre le gouvernement du président Ivan Duque, tenu pour responsable du non-respect de l’Accord de paix de 2016 et de l’assassinat de nombreux anciens guérilleros.

Carlos Alberto Lozada, sénateur du parti FARC, a dénoncé devant le Bureau du Procureur général de Colombie l’existence d’un plan d’extermination contre des ex-combattants des FARC-EP, car des centaines d’anciens combattants ont été tués depuis la signature de la paix.

L’État colombien n’a pas réussi à garantir la sécurité de ceux qui ont signé la paix, a-t-il souligné.

Il y a quelques jours, lors du débat à la Chambre des représentants sur la motion de censure contre le ministre colombien de la Défense, Carlos Holmes Trujillo, la déléguée de Bogota, Juanita Goebertus, a souligné que les massacres empirent, que les chiffres le démontrent, et que les assassinats ont augmenté durant le gouvernement d´Ivan Duque .

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