Agence de Presse de l'Amérique Latine

Un représentant religieux des États-Unis regrette le recul des relations avec Cuba

Washington, 16 octobre (Prensa Latina) Jim Winkler, président et secrétaire général du Conseil national des Églises du Christ aux États-Unis, a qualifié hier de décevant le recul des relations entre son pays et Cuba ces dernières années.

Le leader religieux, l’un des participants à une conférence web notamment dédiée à aborder l’impact des politiques de l’administration de Donald Trump sur les églises du pays caribéen, a rappelé qu’en 2014 les deux nations avaient annoncé le début d’une nouvelle étape dans leurs relations bilatérales.

Après la voie de rapprochement ouverte sous l’administration de Barack Obama (2009-2017), Winkler a déploré la régression enregistrée depuis le début de l’exécutif de Trump, et a souligné que son organisation s’oppose à toutes les sanctions adoptées par le républicain contre l’île.

Nous prions pour que dans quelques mois nous puissions voir une nouvelle ère dans nos relations, a ajouté le titulaire du Conseil des Églises, qui a rappelé la façon dont cette institution accompagne depuis plusieurs décennies son semblable de Cuba dans ses luttes continues.

Winkler a soutenu que, peu importe qui sera élu président nord-américain lors des élections du 3 novembre prochain, il faut continuer à faire pression avec force pour une amélioration des liens bilatéraux et pour essayer de revenir au processus de rapprochement initié sous le gouvernement Obama.

Il a souligné que depuis 1968 le Conseil national des Églises du Christ aux États-Unis demande la fin du blocus imposé par Washington contre l’île il y a près de 60 ans, et que l’organisation rejette toutes les restrictions adoptées par l’administration Trump ces dernières années.

Pour sa part, le Secrétaire exécutif du Conseil des Églises de Cuba, Joel Ortega Dopico, a souligné l’importance de la rencontre virtuelle d´hier et a affirmé que leurs institutions respectives ont une longue histoire de travail et de luttes œcuméniques, avec de belles pages d’amour.

Le révérend a déclaré que les relations peuple à peuple sont fondamentales, et a regretté que l’on vive un moment critique des liens entre les deux pays au milieu de l’agressivité de l’actuelle administration nord-américaine envers l’île.

Mais nous sommes là en tant qu´églises, avec notre foi, notre expérience en tant que chrétiens, pour nous engager une fois de plus sur ce chemin de la paix, a ajouté le leader religieux.

Ortega a affirmé qu’aux États-Unis comme à Cuba, les Églises ont un engagement pastoral envers leurs peuples. 'Nous nous sommes accompagnés dans les moments difficiles en prière et en action, c’est pourquoi cette opportunité d’être ensemble a beaucoup de valeur pour nous', a-t-il manifesté.

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