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Le gouvernement de facto de la Bolivie empêche Evo Morales de voter en Argentine

La Paz, 18 octobre (Prensa Latina) L’ancien président Evo Morales a été empêché de voter en Argentine, sur ordre du gouvernement de facto de la Bolivie, qui l’a privé de sa qualité d’électeur, selon un communiqué du bureau de presse de l’ancien mandataire diffusé ici aujourd’hui.

Le rapport note que Morales, qui a obtenu l’asile dans le pays voisin, ne pourra pas exercer son droit de vote ayant été inhabilité pour des raisons politiques, ce qui l’a empêché de s’inscrire sur les registres à Buenos Aires où il vit en asile.

Il ajoute que l’ex-mandataire a exprimé dans un message que 'le peuple bolivien vivra un jour historique puisqu’il ira aux urnes dans l’espoir d’un avenir meilleur, dans la joie et la paix'.

Par ailleurs la radio argentine de Tarija, dans le département frontalier avec la Bolivie, a rapporté que le gouvernement de La Paz a ordonné la continuité de la fermeture de la frontière avec l’Argentine, bloquée depuis juin en raison des mesures contre la propagation de la Covid-19.

Cette restriction empêche les Boliviens résidant en Argentine, mais enregistrés en Bolivie pour voter, de franchir la frontière pour exercer leur droit de vote, ce qui est traditionnellement le cas à chaque élection.

Cependant, les rapports recueillis indiquent que depuis plusieurs jours de nombreux citoyens boliviens franchissent la frontière par plus d’une cinquantaine de passages informels.

Cette mesure comprend l’instruction donnée à la police de renforcer le contrôle aux points de passage officiels entre Yacuiba (Bolivie) et Salvador Mazza (Argentine) et entre la localité bolivienne de Bermejo et Aguas Blancas, dans le pays voisin.

L’Argentine est le pays avec le plus grand nombre de migrants boliviens, parmi lesquels le MAS a toujours gagné par une forte majorité.

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