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Dans une vidéo divulguée sur les réseaux sociaux, un ministre bolivien reconnaît le massacre de Senkata en Bolivie

La Paz, 18 octobre (Prensa Latina) Plusieurs utilisateurs du réseau social Twitter ont publié un extrait d’une vidéo dans laquelle le ministre de Gouvernement (Intérieur) bolivien, Arturo Murillo, reconnaît l’usage de la force qui a abouti au massacre de Senkata.

L’audiovisuel recueille le passage en revue de Murillo de samedi soir auprès des militaires et de la police, qui, armés de fusils de guerre et appuyés par des véhicules blindés, superviseront les élections générales.

On peut y entendre le ministre parler à ceux qui l’accompagnent au sujet des blindés légers, admettant qu´ils ont été utilisés pour tirer sur des manifestants dans la localité de Senkata.

En novembre 2019, à quelques jours de la démission d’Evo Morales suite à un coup d’État, des dizaines de ses partisans ont réclamé en ce point de la ville d’El Alto le retour du mandataire et le respect de la constitutionnalité du pays.

Le gouvernement de facto avait alors autorisé des militaires et des policiers à utiliser la force pour expulser des manifestants pacifiques, action qui s’est soldée par 10 morts, 65 blessés et des dizaines d’arrestations.

Durant la même période, et pour les mêmes raisons, il y a également eu un massacre à Sacaba.

Ces deux actes de répression ont fait près de 40 morts, plus d’une centaine de blessés et un nombre similaire de détenus.

Depuis lors, les survivants et les membres des familles de victimes réclament que les auteurs intellectuels et matériels des événements soient traduits en justice, notamment Murillo, à la tête du portefeuille de Gouvernement, et le ministre de la Défense, Fernando López.

La répression par les militaires et les policiers en Bolivie à la suite du coup d’État a été dénoncée par diverses instances nationales et institutions internationales qui ont exigé la cessation de cette pratique.

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