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Le président élu de Bolivie critique les sanctions des États-Unis contre Cuba

La Paz, 26 octobre (Prensa Latina) Le président élu de la Bolivie, Luis Arce, a critiqué aujourd’hui les sanctions économiques des États-Unis contre des pays comme Cuba et le Venezuela, tout en défendant des relations fondées sur le respect de la souveraineté des nations.

Arce a déclaré à l’agence de presse russe Spoutnik qu’aucun pays n’a le pouvoir d´en juger un autre et encore moins de s’immiscer dans les affaires intérieures d´autres nations.

Nous ne sommes pas d’accord avec ce qu’ils font avec Cuba, le Venezuela, ou un autre pays, a-t-il déclaré en évoquant les blocus économiques imposés par les États-Unis à ces pays, mesure qu’il a qualifiée d’infantile.

Le vainqueur des élections du 18 octobre dernier en Bolivie pour le Mouvement Vers le Socialisme a estimé que les relations avec Washington seront 'd´égale à égale' et dépendront du respect de la souveraineté.

Tant qu’ils nous respecteront, nous parlerons sans aucun problème, a noté l´ancien ministre de l’Économie et professeur d’université.

Il a estimé que pour le mandataire nord-américain et candidat du parti républicain, Donald Trump, l’Amérique Latine est une simple arrière-cour.

Il a ajouté qu’avec l’aspirant démocrate, Joe Biden, il pourrait y avoir une chance d’ouvrir des espaces pour améliorer nos relations et notre économie.

L’ancien président Evo Morales (2006-2019) avait expulsé en 2008 l’ambassadeur des États-Unis, Philip Golberg, pour conspiration et ingérence dans les affaires intérieures de la Bolivie.

Cependant, l’une des premières mesures de politique étrangère du gouvernement de facto prises après le coup d’État de 2019 contre Morales a été de rétablir les liens diplomatiques entre La Paz et Washington.

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