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La Russie insiste sur le règlement pacifique du conflit au Haut-Karabakh

Moscou, 26 octobre (Prensa Latina) La Russie a insisté aujourd’hui sur la nécessité de rechercher une solution uniquement par la voie pacifique au conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan autour de l’enclave du Haut-Karabakh, après l’échec d’une troisième trêve humanitaire.

Nous suivons de près l’évolution de la situation dans la zone d’affrontement du Haut-Karabakh. Comme nous l’avons toujours considéré, une solution pacifique est la seule possible que dans ce cas, a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

En dépit de la trêve annoncée la veille par les États-Unis, qui devait entrer en vigueur lundi matin, cette mesure n’a été que faiblement mise en œuvre car les deux parties ont immédiatement porté des accusations mutuelles de violation.

Depuis l’Azerbaïdjan, le Ministère de la Défense a accusé le commandement militaire arménien d’ordonner la mise à feu de villages à la périphérie du Haut-Karabakh, y compris contre la ville de Terter.

Le président azerbaïdjanais, Iljam Aliyev, a expliqué que cinq ou six chasseurs F-16 turcs se trouvent dans son pays. Ces appareils sont arrivés lors de manœuvres conjointes avec la Turquie, puis sont restés en Azerbaïdjan avec le début du conflit, le 27 septembre dernier, a rappelé l’homme d’État.

Aliyev a admis qu’en cas d’agression extérieure contre l’Azerbaïdjan, il pourrait faire appel aux forces de guerre turques.

De son côté, le Ministère arménien de la Défense a indiqué que les forces azerbaïdjanaises utilisaient des systèmes de missiles Smersh contre des zones du Haut-Karabakh, y compris le village de Zardarashen, dans la région de Martun.

De même, l´entité a reconnu depuis Erevan que les troupes azerbaïdjanaises avaient pris le contrôle de la ville de Kubalti, à la suite d’une offensive à grande échelle lancée ces dernières heures avec la participation de mercenaires et de militaires étrangers, a souligné le ministère.

De son côté, le premier ministre arménien, Nikol Pashinian, a fait état d’un échange téléphonique avec le secrétaire d’État nord-américain, Mike Pompeo, qu’il a mis en garde contre la difficulté de mettre en œuvre la trêve annoncée de Washington.

Le différend concernant le Haut-Karabakh remonte à 1988, lorsque l’Arménie et l’Azerbaïdjan faisaient partie de l’Union Soviétique. Fin 1991, des actions armées ont été engagées jusqu’en 1994, date à laquelle un armistice a été conclu sous les auspices du Groupe de Minsk.

La Russie, la France et les États-Unis assurent la coprésidence de ce groupe.

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