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L´ONU alarmée par la situation alarmante dans les territoires palestiniens occupés

Nations Unies, 26 octobre (Prensa Latina) Le coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a exprimé aujourd’hui son inquiétude face à la propagation de la Covid-19 à Gaza, les territoires palestiniens occupés et sous le blocus d’Israël.

Le haut représentant a également exprimé au Conseil de Sécurité de l’ONU une grande préoccupation quant aux dommages à long terme que la pandémie causera à l’économie palestinienne et à la cohésion sociale, y compris les impacts sur l’éducation et pour les générations futures.

Alors que la pandémie s’étend et que ses conséquences s’accumulent, tant les Palestiniens que les Israéliens en ressentent les effets, a-t-il souligné.

De son côté, dans son intervention au Conseil de Sécurité, le chancelier de l’Autorité Palestinienne (AP), Riad Malki, a appelé à des actions significatives pour mettre fin à l’occupation du gouvernement de Tel-Aviv sur son territoire et parvenir à la solution bi-étatique.

'Il est absurde de considérer que le droit d’Israël à la sécurité puisse justifier l’occupation et l’oppression de toute une nation pendant des décennies, ou justifier le déni de notre droit à l’autodétermination et à un État souverain et indépendant, ou justifier le déni de notre propre droit à la sécurité', a-t-il manifesté.

Certains affirment que la partie palestinienne ne veut pas de négociations, alors que c’est Israël qui tente chaque jour, sur le terrain, de devancer illégalement les dialogues sur toutes les questions relatives au statut final de la Palestine, a-t-il noté.

De même, a déclaré Malki, il est absurde d’affirmer que l’obstacle à la paix est l’intransigeance palestinienne, alors que nos positions sont en fait alignées sur le consensus international et les résolutions du Conseil de Sécurité.

Les positions et politiques israéliennes sont en violation flagrante du droit international et des résolutions de l’ONU, a-t-il dénoncé.

Nous ne pouvons pas permettre que l’unilatéralisme israélien l’emporte alors que le monde continue de demander des négociations bilatérales, il est temps d’abandonner les recettes ratées du passé, a déclaré le chancelier palestinien.

Selon lui, il ne suffit pas de demander aux parties de négocier, cet appel doit s’accompagner de mesures qui encouragent le respect des obligations et découragent les actions unilatérales illégales.

Il ne suffit pas non plus de dire que les colonies sont illégales, il faut garantir la responsabilité, la distinction et l’absence d’assistance, a souligné le chancelier.

À ce stade, il ne suffit pas de parler d’une solution à deux États, a souligné le chancelier, mais il faut que cela s’accompagne de la reconnaissance de l’État de Palestine et du soutien à sa souveraineté sur le territoire occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est.

Bien qu’il existe depuis 70 ans un État d’Israël, la création et la reconnaissance de l’État palestinien est l’une des questions en suspens les plus anciennes aux Nations Unies et au Conseil de Sécurité.

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