Agence de Presse de l'Amérique Latine

Suspension des envois de fonds entre les États-Unis et Cuba à compter du 23 novembre

La Havane, 14 novembre (Prensa Latina) Les groupes financiers cubains Fincimex et nord-américains Western Union ont convenu de suspendre le paiement des envois de fonds à partir du 23 novembre prochain, à la suite des mesures unilatérales de Washington contre l’île.

D’après le profil Twitter de la société commerciale Cimex à laquelle elle est affiliée, Fincimex a précisé avoir mené des négociations avec la société nord-américaine pour établir d’un commun accord et suffisamment à l’avance les procédures en vue de la suspension ordonnée des envois de fonds des États-Unis vers la plus grande des Antilles.

À la suite des négociations, elles ont décidé de mettre fin au paiement des envois à partir du 23 novembre, ainsi qu´au fonctionnement des 407 points d´accueil inclus dans le réseau de la firme nord-américaine sur l’île.

Fincimex a tenu la population insulaire au courant, par différents canaux, des mesures unilatérales prises par l’actuel gouvernement des États-Unis pour "asphyxier l’économie cubaine au milieu des effets néfastes de la pandémie de la Covid-19", a souligné le communiqué.

Elle a réaffirmé que l’interruption de ce service entre les deux pays était de la seule responsabilité de la Maison Blanche.

En outre, elle a réitéré son engagement à l’égard des familles de l’île afin d’identifier et de soutenir des flux de fonds réguliers et sûrs.

En octobre dernier, le Département du Trésor des États-Unis a publié un projet de norme finale visant à supprimer, 30 jours après le 27 octobre, la portée de certaines autorisations générales relatives aux transferts bancaires depuis l’étranger.

La mesure interdit d’envoyer de l’argent à Cuba par l’intermédiaire de Fincimex et de la société qui lui est liée American International Services (AIS), et met donc fin aux 407 points de retrait de Western Union répartis dans toute l´île.

Le groupe financier de la nation caribéenne gère depuis plus de 20 ans les envois de fonds, en vertu d’un contrat de représentation conclu entre les deux entités.

Dans une déclaration récente, la société cubaine a dénoncé les tentatives de Washington de faire croire que les envois de fonds ne seraient pas interrompus si la plus grande des Antilles acceptait l’imposition par le gouvernement nord-américain d’un système de paiement différent de celui qui existe actuellement.

"Ils mentent", note le texte, et explique que dans les 30 jours fixés par le gouvernement étasunien il est impossible d’atteindre l’infrastructure, l’intégration technologique, les processus logistiques et la préparation du personnel nécessaire pour les transferts d’argent selon ces nouvelles conditions.

"Ceux qui ont conçu les mesures savent très bien qu’il ne serait pas possible en 30 jours d’organiser des solutions alternatives", c’est pourquoi il est "évident que le gouvernement nord-américain a l’intention d’interrompre les envois de fonds à Cuba, et pour cela ils doivent mentir à l’opinion publique", souligne le communiqué.

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