Agence de Presse de l'Amérique Latine

En Bolivie, Interpol confirme le départ illégal d’anciens ministres

La Paz, 18 novembre (Prensa Latina) La Police Internationale (Interpol) en Bolivie a confirmé la sortie du pays des anciens ministres de Gouvernement (Intérieur), Arturo Murillo, et de la Défense, Fernando López, alors qu´ils font aujourd’hui l´objet d´enquêtes sur les massacres de Sacaba (Cochabamba) et Senkata (El Alto).

Le directeur d’Interpol, le colonel Pablo Garcia, a révélé dans une interview à la chaîne de télévision Red Uno que l’Armée de l’air bolivienne avait mis à disposition un avion le 5 novembre dernier, et non le 9, pour que Murillo et Lopez volent de Santa Cruz à Puerto Suárez à destination du Brésil.

Garcia a précisé qu’à ce moment-là, trois jours avant le changement de gouvernement, le titulaire de la Défense était toujours en fonction, selon une enquête policière.

"Le ministre de la Défense, qui était encore en fonction jusqu’à ce jour, leur aurait permis cette faveur de les faire voyager à bord d´un avion de l’armée de l’air de Santa Cruz jusqu’à la frontière de Puerto Suarez, et de là ils traverseraient la frontière terrestre vers le Brésil", a-t-il expliqué.

En raison de l’opération du 5 novembre, le ministère public a émis l’alerte migratoire et, selon les données officielles, ils n’ont pas utilisé de points de passage frontaliers légaux pour quitter la Bolivie, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le nouveau commandant de la police, le colonel Jhonny Aguilera, a assuré que López est au Brésil et Murillo au Panama, a publié le journal La Razón.

Le ministère public a annoncé ce mercredi la demande d´alerte bleue pour rechercher et localiser les anciens fonctionnaires également accusés de corruption pour l’achat d´équipements et de matériel anti-émeutes.

Cette notification d’Interpol permet de recueillir des informations supplémentaires sur l’identité d’une personne, le lieu où elle se trouve ou les activités liées à une infraction.

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