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Forum des Brics : Bolsonaro reste silencieux sur la déforestation en Amazonie

Brasilia, 18 novembre (Prensa Latina) Lors de son discours au 12e Sommet des Brics, le président brésilien, Jair Bolsonaro, est resté aujourd’hui silencieux sur la déforestation en Amazonie et a seulement annoncé qu’il dévoilerait la liste des pays qui importent du bois illégal de cette région.

Sans mentionner ou proposer des initiatives pour faire face à la dévastation du poumon de la planète, le dirigeant d’extrême-droite a critiqué dans son discours, une fois de plus, les attaques auxquelles est confronté le géant sud-américain en relation avec les incendies et la catastrophe naturelle y ayant lieu.

Il a gardé le silence sur le fait que la déforestation dans cette région a augmenté de 50,6% en octobre par rapport au même mois de 2019, chiffre qui constitue également le plus élevé pour cette période au cours des six dernières années.

Selon l’Institut national de la recherche spatiale, le désastre mesuré par satellite au cours du dixième mois du calendrier se traduit par 836,23 kilomètres carrés.

Malgré ces chiffres effrayants, Bolsonaro a de nouveau mentionné lors du Sommet des Brics, un groupe formé par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, qu´ après la publication de cette liste, qui intéresse tout le monde, « cette pratique diminuera et beaucoup ».

Il a expliqué que la police fédérale avait mis au point une méthode de traçage du bois saisi et exporté à l’aide d’isotopes stables, une sorte d’ADN indiquant la provenance géographique des produits.

L’année dernière, la déforestation a été responsable de 44 pour cent des émissions polluantes du Brésil, suivie par l’agriculture (28).

Les Brésiliens ont produit 10,4 tonnes de dioxyde de carbone par habitant en 2019, dépassant la moyenne mondiale de 7,1.

La responsabilité des incendies dans la plus grande forêt tropicale du monde est incombée à Bolsonaro, qui est critiqué pour sa politique en faveur de l’agro-industrie et de l’exploitation minière dans la région amazonienne au détriment des réserves indigènes et de l’environnement.

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