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L’année la plus coûteuse du blocus des États-Unis imposé à Cuba

La Havane, 21 novembre (Prensa Latina) Les dommages comptables du siège économique, commercial et financier des Etats-Unis contre Cuba ont, pour la première fois en près de 60 ans, atteint plus de cinq milliards de dollars, a assuré le ministre des Affaires Étrangères Bruno Rodriguez.

"Le blocus s’applique de manière extraterritoriale à la souveraineté d’États tiers, de sociétés et de citoyens d’autres pays", a affirmé le titulaire dans sa présentation du rapport annuel de cette politique considérée comme génocidaire pour l’île des Caraïbes.

Au cours d´une conférence virtuelle, Rodriguez a dénoncé l’agressivité croissante des dirigeants nord-américains, qui n´ont même pas pris compte du fléau de la Covid-19, et, dans ces circonstances, ont imposé plus de sanctions contre la plus grande des Antilles.

Sur la base du projet de résolution qui sera examiné en mai 2021 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, intitulé « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique », Rodriguez a exposé les dommages subis par différents secteurs de la société entre avril 2019 et mars 2020.

Il a décrit que, depuis l’arrivée au pouvoir du mandataire Donald Trump, de nombreuses dispositions restrictives ont été prises, pratiquement une par semaine lors des douze dernier mois, ce qui confirme l’acharnement à provoquer davantage de souffrances et à nuire aux efforts du Gouvernement pour élaborer une stratégie économique et sociale.

Le chef de la diplomatie cubaine a qualifié de "de plus en plus perverses" la persécution contre les approvisionnements en carburant, les sanctions et les calomnies.

En ce qui concerne les élections présidentielles nord-américaines il a déclaré avec force : "Celui qui gagnera les élections aux États-Unis devra faire face au fait que le blocus porte préjudice aux Cubains, aux familles; il viole les droits de l’Homme et entrave les voyages, les visas et le regroupement familial".

Quant à la partie nord-américaine, Rodríguez a souligné que les représailles de Washington touchent également son peuple et font souffrir à son administration "un profond isolement et discrédit", tout en portant préjudice à d’autres territoires en raison de leur caractère de violation des souverainetés nationales.

Il a qualifié de cynique l’intention de persuader les Cubains que cet ensemble d’actions agressives n’a pas vraiment d’impact, de le minimiser comme une affaire de différend bilatéral, alors qu’en réalité 11 millions de personnes à l’intérieur de l’archipel des Caraïbes en souffrent "chaque jour et chaque heure".

"Le blocus, par sa nature même, et son renforcement extraordinaire au cours de ces deux dernières années témoignent de l’incapacité historique du Gouvernement des États-Unis de reconnaître que Cuba est une nation indépendante, qui, selon le droit international, doit jouir et exercer pleinement sa souveraineté et son autodétermination", a conclu le chancelier Rodriguez.

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