Agence de Presse de l'Amérique Latine

L’Argentine espère la libération rapide d’un journaliste emprisonné en Bolivie

Buenos Aires, 21 novembre (Prensa Latina) L’Argentine a exprimé hier sa confiance qu’avec le retour à la démocratie en Bolivie, et par le biais de ses institutions, la libération du journaliste Facundo Molares, emprisonné dans ce pays il y a un an, aura rapidement lieu.

Dans un communiqué, la chancellerie a indiqué qu’elle avait pris connaissance du fait que Molares avait dû être hospitalisé pour sa situation médicale dans un service de santé de La Paz la veille et a exprimé l’espoir que les droits du photographe soient respectés et que son cas, injustement retardé, reçoive rapidement un traitement garantissant son intégrité physique et juridique.

Molares Schoenfeld, âgé de 44 ans, a été emprisonné depuis novembre de l’année dernière par le gouvernement de facto dirigé par Jeannine Añez, qui à l’époque avait même expulsé du pays son père, ayant fait le voyage pour accompagner son fils hospitalisé.

Accusé d’homicide et d’incitation à la violence, le Gouvernement d’Añez l’a signalé comme responsable du blocage du pont de La Amistad dans le département de Santa Cruz.

La chancellerie a souligné que la situation délicate actuelle du journaliste est aggravée par des complications antérieures qui ont conduit à des démarches répétées pour assurer un traitement médical adéquat.

"Ayant fait l’objet d’un procès irrégulier et ayant donné lieu à des accusations que le ministère public n’a jamais accompagnées d’accusations précises à son encontre, pendant sa détention prolongée, Molares a été transféré de la prison et a dû supporter que quatre audiences pour le traitement de son cas aient été reportées, prolongeant d´autant plus cette situation", précise le communiqué.

Par ailleurs, le gouvernement a souligné que, dès le début, sur instruction du chancelier Felipe Solá, par l’intermédiaire des autorités de l’ambassade à La Paz et du consulat à Santa Cruz et du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, des contacts permanents avec sa famille ont été maintenus  et que d’innombrables réclamations et démarches ont été menées pour Molares.

Selon son père, Néstor Molares, qui a lutté pour que son fils soit relâché et rapatrié, le journaliste présente un problème rénal sévère et un œdème pulmonaire, ce qui lui a valu un traitement d’urgence.

Le gouvernement argentin avait en outre présenté début octobre dernier à un tribunal de Santa Cruz de la Sierra une note officielle exigeant la cessation de la détention préventive du journaliste.

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