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Dialogue oui, chantage jamais

Par l´Union des Journalistes de Cuba 

La Havane, 4 décembre (Prensa Latina) La farce de San Isidro marque le début d’une étape de "phase aiguë" de la bataille de communication contre Cuba. Comme c’est souvent le cas dans ces cas de manuel d’opérations psychologiques des agences militaires et de renseignement des États-Unis, ces actions sont d´abord déployées à partir du contexte numérique pour ensuite passer à la rue.

Nous l’avons vu maintes et maintes fois au Venezuela, en Bolivie, au Nicaragua, en Équateur, en Argentine et au Brésil, dans le cadre du laboratoire expérimental permanent de l’impérialisme, qui utilise la même formule pour générer les prétextes qui lui permettent d’activer davantage de sanctions et y compris pour justifier ses aventures guerrières. Ils créent le problème et promettent une solution qui entraîne de nouvelles souffrances pour nos peuples.

Depuis les médias numériques privés et des laboratoires d’intoxication de l’extrême droite de la Floride, nous avons vu qu’ils accusent le gouvernement cubain d’incitation à la guerre civile et exigent y compris une intervention militaire des forces internationales dirigées par les États-Unis. Comme vient de le demander Osvaldo Gutiérrez Boronat, « philoterroriste » et acolyte de Félix Rodriguez, l’agent de la CIA et l’un des assassins de Che Guevara, ils attendent qu´il y ait un mort lors de ces événements.

Cette tactique de guerre psychologique pourrait prendre de l’ampleur dans les prochaines heures. C’est pourquoi l’Union des journalistes de Cuba est solidaire de la décision du Ministère de la Culture de ne pas rencontrer "les personnes qui ont des contacts directs et qui reçoivent un financement, un soutien logistique et un soutien de propagande du Gouvernement des États-Unis et de ses fonctionnaires. Il ne le fera pas non plus avec des médias financés par des agences fédérales nord-américaines".

Et nous ajoutons quelque chose de plus : ces médias hyper-partisans, dédiés à la polarisation et à l’intoxication médiatique, ne font pas de journalisme. Ils sont au service d’une machine d’information déformée ou directement fausse avec des objectifs politiques déclarés. Ils n’ont pas réussi à avoir de leur côté un seul journaliste de nos médias publics, ceux qu’ils insultent, récompensent en absence et harcèlent en permanence pour les démobiliser et manipuler à droite et à gauche. En cette minute, et comme toujours, nous soutenons nos collègues de la presse, dans leur noble travail d’information, attachés à la vérité et aux valeurs éthiques.

Nous appelons nos collègues à être constamment informés et cohérents, à dénoncer les provocations, dialoguer avec tous ceux qui veulent vraiment le faire et renforcer les partenariats avec les professionnels de la communication dans le monde afin de créer les contrepoids nécessaires à la chaîne de désinformation internationale déjà en cours.

En tant que journalistes et communicateurs d’un pays qui a été victime du terrorisme à tous les niveaux, littéralement et médiatiquement parlant, nous dénonçons la manipulation et l’opportunisme politique pour couvrir une opération de guerre de quatrième génération extrêmement dangereuse.

Nous disons haut et fort : Dialogue oui, chantage jamais.

Union des Journalistes de Cuba (UPEC, pour ses sigles en espagnol)

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