Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Parlasur enquêtera sur le rôle du secrétaire de l’OEA lors du coup d´État en Bolivie

Montevideo, 22 décembre (Prensa Latina) Le président du Parlement sud-américain (Parlasur), Oscar Laborde, souhaite aujourd’hui lancer une enquête concernant le secrétaire général de l’Organisation des États Américains (OEA), Luis Almagro, pour son rôle dans la crise bolivienne de 2019.

Laborde a affirmé que 'l’OEA a joué un rôle déterminant dans le dénouement du coup d’État contre Evo Morales, lors du mardi qui a suivi les élections remportées par le Mouvement Vers le Socialisme', a souligné l’hebdomadaire uruguayen Caras y Caretas.

Le parlementaire argentin de l’entité régionale basée dans cette capitale a indiqué vouloir qu’Almagro explique 'sur quoi l’OEA s’est fondée pour dire ce qu’elle a dit (en 2019), avec les conséquences institutionnelles qui ont suivi'.

Il a ajouté que les résultats des élections de l’année dernière étaient 'une chose éhontée, sans queue ni tête' et a demandé que l´OEA admette 'la terrible erreur qu’elle a commise pour soumettre l’Amérique latine et le peuple bolivien'.

Les secteurs radicalisés de la droite bolivienne ont invoqué un rapport de l’OEA pour lancer des attaques, avec un soutien militaire et policier, qui ont finalement forcé Evo Morales à démissionner le 11 novembre 2019.

L’idée de Laborde, auteur de la proposition d’enquête sur le rôle joué par Almagro dans la crise bolivienne, est de la présenter avant la fin de l’année au Bureau Exécutif du Parlasur pour qu’elle soit traitée en janvier.

L’organe exécutif du Parlasur est en outre composé de quatre vice-présidents, Daniel Caggiani (Uruguay), Arlindo Chinaglia (Brésil), Tomés Bittar (Paraguay) et Luis Emilio Rondón (Venezuela).

Le Parlasur est un organisme régional avec des représentants élus par le peuple dont les décisions ne sont pas contraignantes, mais, selon Laborde, elles ont une incidence réelle.

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