Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba réaffirme sa volonté de résister aux agressions des États-Unis

La Havane, 22 décembre (Prensa Latina) Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a réaffirmé aujourd’hui son rejet des agressions du gouvernement des États-Unis suite aux nouvelles mesures mises en place par le Département d’État nord-américain contre l’île.

Sur son compte Twitter, le mandataire cubain a réitéré la volonté de résister à l’hostilité de l’actuelle administration étasunienne.

Cuba ira de l´avant sans se soucier des listes fallacieuses des États-Unis. L’hostilité d’un gouvernement en échec ne cesse pas. Nous serons toujours là, a manifesté Diaz-Canel sur ce réseau social.

Ce lundi, le secrétaire d’État nord-américain Mike Pompeo a annoncé que l’Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC, pour ses sigles en anglais) a inscrit sur sa liste noire les entités cubaines Gaesa, Fincimex et Kave Coffee S.A., ainsi que trois citoyens nicaraguayens.

Pompeo a justifié cette action sous le prétexte de mettre fin à des pratiques économiques qui 'profitent de manière disproportionnée' à des gouvernements comme celui de Cuba et du Nicaragua.

Depuis son arrivée au pouvoir, en 2017, Trump a lancé un programme intensif pour mettre fin au rapprochement bilatéral initié sous le mandat de son prédécesseur Barack Obama, et a ostensiblement renforcé le blocus économique, financier et commercial contre Cuba.

L’application extraterritoriale de cette politique hostile s’est intensifiée entre 2019 et 2020, lorsque l’OFAC a imposé 12 pénalités à des entités des États-Unis et de pays tiers qui ont dépassé les 2 milliards 403 millions 985 mille dollars.

Au cours des derniers mois, au milieu de la pandémie de Covid-19, l’OFAC a renforcé les restrictions imposées aux entités cubaines, ce qui a notamment conduit à la fermeture de la société Wester Union dans la plus grande des Antilles, voie légale d’envoi de fonds.

Selon les données officielles, pour la première fois en près de 60 ans, le blocus a entraîné des pertes de plus de 5 milliards de dollars en un an.

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