Agence de Presse de l'Amérique Latine

Intoxication médiatique financée par les États-Unis à Cuba

La Havane, 29 décembre (Prensa Latina) Selon un reportage diffusé hier par la télévision nationale, les médias prétendument indépendants empoisonnent constamment les réseaux sociaux avec des informations sur Cuba.

Le matériel du programme numérique Razones de Cuba a dénoncé l’implication d’organisations des États-Unis comme Open Society Fundation et la Fondation nationale pour la démocratie (NED, pour ses sigles en anglais) dans le bombardement médiatique au sujet de la plus grande des Antilles sur le web.

Ils se qualifient d´indépendants ou alternatifs, mais il suffit de suivre le chemin de l’argent qui les encourage et les articule pour savoir de qui ils dépendent et à quelle ligne éditoriale ils répondent, a indiqué le reportage.

L’objectif est de promouvoir des médias prétendument indépendants pour légitimer sur l’île la vision hégémonique des États-Unis sur la démocratie et la liberté.

Cependant, plusieurs de ces projets médiatiques ou leurs dirigeants sont basés à l’étranger, y compris CiberCuba, ADN Cuba, Cubanos por el Mundo, Periodismo de Barrio, El Estornudo, entre autres, a-t-il été signalé.

À cet égard, le reportage a expliqué que le rapport de la Commission d’assistance à une Cuba libre, de juin 2004, faisait état des principales lignes subversives envers l’île, y compris la promotion de projets de presse.

Selon les documents, la NED investit à elle seule chaque année 30 millions de dollars pour soutenir des partis politiques, syndicats, ONG et des médias.

Pour sa part, la Maison Blanche a consacré plus de 500 millions de dollars au cours des 20 dernières années à la subversion sur l’île.

'Dans le cadre de ces processus, le financement, la formation, l’assistance technique sont les piliers à partir desquels les conditions sont exploitées', a souligné dans le reportage Yazmín Vázquez, chercheuse au Centre d’études hémisphériques et sur les États-Unis de l’Université de La Havane.

Cela a pour but de promouvoir des mouvements de résistance et le changement dont les États-Unis ont besoin pour intervenir, a-t-elle ajouté.

La télévision de l’île a récemment présenté les liens entre les groupes extrémistes anticubains basés dans la nation nord-américaine et les récentes incitations à la violence dans le pays caribéen, pour lesquelles des compensations monétaires sont y compris promises.

Par coïncidence, le Département d’État nord-américain a annoncé début décembre son intention de distribuer, avant la fin de l’année, une nouvelle allocation de millions de dollars pour des programmes de subversion contre La Havane.

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