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Discrimination policière envers les minorités ethniques britanniques

Londres, 26 février (Prensa Latina) L’organisme gouvernemental chargé d’inspecter le travail de la police britannique a aujourd’hui exhorté cette dernière à expliquer pourquoi elle fait un usage disproportionné de ses pouvoirs contre les minorités ethniques du pays.

Selon le rapport, les données officielles montrent que les noirs, les asiatiques et les personnes d’autres ethnies raciales sont quatre fois plus susceptibles d’être arrêtés dans les rues et de faire l’objet de fouilles que les blancs.

Dans le cas spécifique des personnes à la peau noire, la proportion est cinq fois plus élevée, ajoute le rapport établi par l’équipe d’inspecteurs de police.

Selon l’entité, la législation autorisant les agents à arrêter un passant et à le fouiller a été introduite il y a 35 ans pour faire face au problème de la drogue, mais tout indique que la police n’a pas encore compris l’impact de l’utilisation de ces pouvoirs.

Les études démontrent qu’il n’y a pas de corrélation entre l’ethnicité et l’usage de drogues, souligne le texte, qui avertit en outre que lorsque les policiers utilisent leurs pouvoirs de manière disproportionnée contre les minorités ethniques, ces communautés estiment être traitées injustement.

L’auteur du rapport, Wendy Williams, a déclaré que la population attendait de droit que les forces de l’ordre la protègent efficacement et équitablement et que, dans le cas contraire, les gens pourraient ne pas se sentir obligés de respecter la loi ou de signaler des infractions.

Elle a également recommandé que les agents s’appuient davantage sur des rapports de renseignement que sur des soupçons dans leur travail.

Le président de l’Association nationale des policiers noirs, Andy George, a pour sa part déclaré que le rapport met à mal certains mythes utilisés pour justifier l’utilisation disproportionnée des pouvoirs de police contre les communautés noires.

Dans des déclarations citées par le quotidien The Guardian, George a également exprimé l’espoir que cela amènerait les responsables de la police à admettre que le racisme existe toujours au sein du système.

La commissaire de police Amanda Pearson a quant à elle reconnu qu’il y avait encore beaucoup à faire pour améliorer le travail des forces de l’ordre à cet égard et a promis de suivre les recommandations des inspecteurs.

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