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L´AIEA demande un accord entre l’Iran et les États-Unis

Téhéran, 26 février (Prensa Latina) Le chef de l’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA), Rafael Grossi, a appelé aujourd’hui à un règlement des différends entre l’Iran et les États-Unis, sous peine de se retrouver face à une situation encore plus difficile et complexe.

Grossi a fait part de son point de vue dans un entretien accordé à la chaîne japonaise NHK, retransmis en Iran par la télévision locale.

En ce qui concerne la suspension par l’Iran du Protocole additionnel au Traité sur la non-prolifération, le représentant de l´organisme a estimé qu’il s’agissait d’une perte importante pour la communauté internationale, même si l’AIEA continuera de recueillir des informations pendant trois mois.

Selon le chef de l’agence de l’ONU, la solution pourrait venir d’un accord entre la République islamique et les parties intéressées à sauver le Plan d’action conjoint intégral (Jcpoa, ou accord nucléaire).

Après la sortie unilatérale et illégale des États-Unis de cette convention, Téhéran a essayé de la maintenir sauve et seine, mais les signataires européens ont réagi avec indifférence aux mesures punitives nord-américaines anti-iraniennes.

Dans ces circonstances, le Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran a ordonné la réduction progressive de ses engagements nucléaires sur la base des paragraphes 26 et 36 du PIAC, de manière à équilibrer obligations et droits.

Depuis le 23 février dernier, la République islamique d’Iran a suspendu ses actions volontaires au titre du pacte nucléaire en vertu de la loi Action stratégique pour la levée des sanctions et la protection des droits de la nation iranienne, adoptée en décembre dernier par le Parlement.

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