Agence de Presse de l'Amérique Latine

À dix ans de la guerre imposée à Damas

Par Pedro Garcia Hernandez

Damas, 15 mars (Prensa Latina) La Syrie se souvient aujourd’hui comment, lors de la première quinzaine de mars 2011, des groupes extrémistes, protégés depuis les centres de pouvoir occidentaux et de la région, ont lancé des attaques dans neuf des 15 districts de cette capitale.

Il est aujourd´hui possible pour beaucoup de se remémorer plus de 600 attentats et assassinats de personnalités politiques, sociales et militaires, des attaques contre des postes de police et l’occupation par la force d’installations administratives et d’écoles.

L’insécurité et la terreur se sont alors emparées des quartiers de Qadam, Qanawat, Midan, Kafarsuseh, Barzeh, Qabum, Jobar et Yarmouk, où intervenaient des éléments armés, des tireurs isolés et des provocateurs, mais où aucun civil n´était impliqué.

Presque simultanément, la vaste zone de la Ghouta orientale, qui entoure le nord et l’est de Damas, a été le théâtre de la destruction systématique de plus de 15 établissements de santé, de dizaines de commerces, de centres d’enseignement, de centres administratifs et de terminaux de transport.

Le président nord-américain de l’époque, Barak Obama, avait alors publié qu’il ne donnait que quelques heures pour la fin du Gouvernement du président Bashar Al Assad, non sans citer qu’un blocus commercial et financier était appliqué au pays depuis 2004.

Au moins quatre organisations extrémistes, la dénommée Armée libre syrienne, Jaysh Al Islam, Ahrar Al Sham et Tahrir Al Sham, financées et approvisionnées depuis l’Arabie Saoudite, entre autres, et selon des témoignages recueillis par Prensa Latina, ont revendiqué la responsabilité de ces attaques.

Depuis le sud, à travers les provinces de Quneitra, Deraa et les régions de Daraya et Yarmouk, avec l’appui d’Israël, des groupes bien entraînés du Front el-Nosra et de l’État islamique (Daech en arabe) se dirigeaient vers Damas.

Les faits d´il y a une dizaine d’années, à partir d’une campagne médiatique sans précédent des médias occidentaux et de certains médias du Moyen-Orient, donnaient pour acquis le fait que l’agressé n’avait pas le droit de se défendre, ni même de faire preuve de fermeté.

La manipulation de l’information a diabolisé la réaction de l’armée syrienne, inventé et falsifié des attaques chimiques dans la Ghouta orientale ou la destruction de la principale mosquée du quartier de Qadam, jamais détruite malgré les fausses vidéos diffusées, des faits vérifiés sur le terrain par les reporters de Prensa Latina.

Sept ans plus tard, précisément en mars 2018, chacun de ces quartiers a été repris par les Forces armées syriennes, dont les pertes en effectifs dans tout le pays dépassent les 100.000 hommes, selon les données officielles.

Aucune multinationale de la communication, y compris la British Broadcasting Corporation (BBC), la chaîne qatarie Al Jazeera ou des journaux espagnols comme El Pais, ont accordé au moins le bénéfice du doute aux sources officielles syriennes.

Y compris face à l’intensification du blocus et des actions militaires d’Israël et des États-Unis, il est difficile de nier la réalité actuelle, alors que la Syrie, malgré tout, fait preuve de fermeté au milieu d’un monde arabe de plus en plus dévasté remettant en cause le droit à l’indépendance sans ingérence étrangère jamais sollicitée.

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