Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les Etats-Unis et d’autres ambassades financent l’agence de presse opposée au Gouvernement du Mexique

Mexico, 1er avril (Prensa Latina) Jesús Ramirez, porte-parole de la présidence du Mexique, a révélé sur les réseaux sociaux que l’agence de presse Artículo 19, opposée au gouvernement du président Andrés Manuel López Obrador, est financée par les États-Unis et d’autres puissances.

Le coordinateur général de la Communication sociale de la Présidence de la République mentionne les sièges diplomatiques du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de l’Allemagne, de l’Irlande, de l’Union européenne et des organisations des États-Unis, entre autres, sur la liste de personnes et entités finançant Artículo 19.

Ramirez a expliqué sur Twitter que le gouvernement mexicain ne censure ni n’attaque les journalistes, comme l’a pourtant déclaré le Département d’État nord-américain, ni ne limite la liberté d’expression.

L’information sur le financement d´Artículo 19 est publique. Tout comme le fait que Dario Ramirez, actuel porte-parole de Mexicains vs Corruption (organisation opposée au gouvernement), a été directeur de ce média pendant 10 ans, a également souligné Ramirez dans son message diffusé sur Twitter.

Dans les documents publics mentionnés, ajoute-t-il, l’agence se présente comme une association à but non lucratif, dont les opérations sont pour la plupart financées par des fonds pluriannuels, octroyées principalement par des fondations privées et des gouvernements d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest.

Le Département d’État, en s´appuyant sur des allégations de la propre agence Artículo 19, a indiqué dans son rapport 2020 sur les droits de l’Homme dans le monde, dans la rubrique Liberté d’expression, que la directrice de l´agence de presse publique du Mexique Notimex a ordonné à des journalistes de supprimer ou de ne pas publier de contenu sur certaines institutions gouvernementales et certains fonctionnaires.

López Obrador a critiqué la mention du Mexique dans ce rapport du Département d’État et a défendu la directrice de Notimex, Sanjuana Martínez.

« Pour commencer, nous ne prenons pas position sur les violations des droits de l’Homme aux États-Unis; nous sommes respectueux. Alors pourquoi le gouvernement de ce pays s’exprime-t-il sur des questions qui ne concernent que les Mexicains? », a-t-il déclaré.

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