Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le Venezuela déploie des troupes d’action rapide dans l’État d’Apure

Caracas, 8 avril (Prensa Latina) La Force Armée Nationale Bolivarienne (FANB) du Venezuela a déployé hier des troupes d’action rapide dans l’État frontalier d’Apure dans le cadre des actions visant à répondre aux attaques de bandes paramilitaires en provenance de Colombie.

'Un effectif pour combattre, poursuivre, expulser et capturer tout groupe irrégulier armé colombien (...). Nous ne négligerons aucun effort pour apporter la paix et garantir la protection totale du peuple vénézuélien', a déclaré le chef du Commandement Stratégique Opérationnel de la FANB, Remigio Ceballos.

Le Gouvernement vénézuélien et le haut commandement militaire ont mis en place une zone opérationnelle spéciale de défense intégrée dans l’État d’Apure, couvrant trois municipalités et plus de 700 kilomètres de la frontière colombienne.

Dans le cadre de leurs manœuvres défensives, les unités de la FANB déployées dans la zone de sécurité pourront procéder à des inspections de biens et d’immeubles, ainsi qu’à l’éviction des occupations illégales de biens publics qui compromettent la sécurité et la défense de la nation.

Depuis le dimanche 21 mars, le Commandement opérationnel stratégique mène des opérations de recherche et d’arrestation contre les commandos paramilitaires colombiens sur la frontière sud du pays, plus particulièrement dans les environs de la localité de La Victoria.

À ce jour, les opérations défensives ont fait neuf morts du côté des paramilitaires provenant de la Colombie, 33 ont été jugés par la justice militaire, six camps ont été détruits et 16 engins explosifs ont été désamorcés sur le théâtre des opérations.

Le Gouvernement vénézuélien a demandé à l’Organisation des Nations Unies (ONU) de fournir ses connaissances impartiales à la FANB pour renforcer les procédures de désactivation de ces dispositifs explosifs.

Au cours des opérations de recherche et de capture, huit soldats des forces armées vénézuéliennes sont tombés au combat et 34 autres ont été blessés, dont 21 ont pu quitter les soins hospitaliers.

L’État vénézuélien a appelé le Conseil de Sécurité et le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à enquêter sur l’impact des incursions perpétrées par des groupes irréguliers, ainsi qu’à une médiation auprès de Bogota pour l’ouverture d’un canal de communication pour aborder la situation à la frontière entre les deux pays.

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