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Les États-Unis reprendront l’aide aux palestiniens

Washington, 8 avril (Prensa Latina) Le chef de la diplomatie des États-Unis, Antony Blinken, a annoncé hier que son pays reprendrait l’aide économique, humanitaire et de développement au peuple palestinien, suspendue par l’administration de Donald Trump.

Selon un communiqué du secrétaire d’État nord-américain, cela inclura 75 millions de dollars d’aide économique et de développement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et 10 millions de dollars pour des programmes de consolidation de la paix.

Seront également alloués 150 millions de dollars d’aide humanitaire à l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés palestiniens (Unrwa), à laquelle Trump a brutalement coupé les financements au début de l’année 2018.

Cette décision a engendré une crise financière qui affecte le fonctionnement normal de cette agence des Nations Unies, ont dénoncé à maintes reprises les autorités de l’agence multilatérale.

Selon la déclaration de Blinken de ce mercredi, le financement de l’Unrwa permettra de fournir une aide d´urgence face à la pandémie, comme des soins de santé, des médicaments et des fournitures, ainsi qu’une aide en espèces et alimentaire aux familles touchées par la Covid-19.

Le secrétaire d’État a déclaré que son pays est déterminé à promouvoir le développement économique et à soutenir l´entente, la coordination de la sécurité et de la stabilité dans la région, tout en respectant « les valeurs et les intérêts de nos alliés et partenaires ».

Il a également manifesté que son pays est favorable à une solution négociée, fondée sur la création de deux États.

À la fin du mois de janvier dernier, le Gouvernement des États-Unis a annoncé son intention de rétablir les relations avec l’Autorité Palestinienne, de reprendre l’aide aux réfugiés de ce peuple arabe et de soutenir la solution des deux États.

De nombreuses décisions unilatérales prises par Trump, et rejetées par une grande partie de la communauté internationale, ont généré de grandes tensions au Moyen-Orient ces dernières années et compromis la voie vers une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien.

Ces mesures très contestées comprennent notamment le fait de considérer Jérusalem comme la capitale d’Israël, le transfert du siège de l’ambassade nord-américaine dans cette ville et la reconnaissance de la souveraineté de Tel-Aviv sur les hauteurs du Golan syrien.

En outre, Trump a annoncé en janvier 2020 un plan pour la Palestine (qu’il a appelé l’Accord du siècle), qui exige l’incorporation à Israël des colonies illégales de colons en Cisjordanie, y compris Jérusalem.

Le président Joe Biden cherche une relation plus équilibrée avec les palestiniens et cela pourrait créer une certaine tension dans les liens entre Washington et Tel-Aviv, indiquent des analystes.

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