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Le chancelier de Bolivie salue une décision de justice aux États-Unis

La Paz, 8 avril (Prensa Latina) Le chancelier de Bolivie, Rogelio Mayta, a salué le jugement de l’affaire judiciaire instruite aux États-Unis contre deux anciens responsables de massacres survenus dans le pays sud-américain en 2003, a publié hier le journal Bolivia.

Mayta a estimé que l’ancien président Gonzalo Sánchez de Lozada et l’ancien ministre de la Défense Carlos Sánchez Berzaín ont de plus en plus de mal à contester la justice nord-américaine, qui a confirmé un jugement obligeant l’ancien mandataire à verser une indemnité de 10 millions de dollars aux familles de huit victimes de ces faits.

Dans une interview accordée à Bolivia Tv, le chef de la diplomatie bolivienne, qui a été l’un des avocats à l’origine du procès, a expliqué qu’au-delà de toute contestation présentée par les accusés devant la Cour suprême, il est de plus en plus difficile d’entraver ou de retarder fin de la procédure.

'Le moment décisif pour que ce procès soit clos est de plus en plus proche', a déclaré Mayta.

Dans cette affaire, le jugement initial a été rendu en 2018 par un jury de Floride et les anciens dirigeants boliviens ont été jugés responsables en vertu de la loi sur la protection des victimes de la torture.

Celui-ci a été annulé par le juge James Cohn qui a conduit ce procès en alléguant l’absence présumée de preuves, ce qui a donné lieu à un long cycle d’appels.

Pour sa part, Mayta a souligné la quête de justice et la dignité avec laquelle les victimes et leurs familles ont vécu ces procès même au-delà des frontières nationales, dans un scénario compliqué et difficile comme les États-Unis.

Il a précisé que la Bolivie avait présenté aux États-Unis deux demandes d’extradition concernant Sánchez de Lozada; la première a été rejetée et la seconde n’a pas encore reçu de réponse.

Le ministre des Affaires étrangère a ensuite réaffirmé que l’ancien président est accusé de génocide en Bolivie pour le massacre de 2003 qui a fait plus de 60 morts et des centaines de blessés.

Sánchez de Lozada a démissionné de la présidence en octobre 2003 après la mort de plus de 60 personnes dans la ville d’El Alto et la répression militaire de paysans dans le pays.

Depuis lors, il est réfugié aux États-Unis avec Sánchez Berzaín et d’autres anciens collaborateurs.

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