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Mis en garde contre les plans de déstabilisation à la frontière du Venezuela

Caracas, 21 avril (Prensa Latina) Le spécialiste des questions militaires Fernando Rivero a mis en garde hier contre la création en Colombie d’une avancée visant à générer des plans déstabilisateurs au Venezuela, face à la présence de groupes irréguliers dans l’État d’Apure.

Lorsque nous observons les exercices militaires permanents que les États-Unis effectuent avec les pays de la région, (...) nous osons penser qu’il s’agit indubitablement d’un effort de guerre qui se déroule contre le Venezuela, a affirmé l’analyste dans des déclarations à Union Radio.

À cet égard, Rivero a indiqué que dans l’État d’Apure, frontalier avec la Colombie, des groupes armés opéraient très rapidement et profitaient de l’élément de surprise et de la connaissance du terrain, ainsi que d’une certaine influence sur la population.

Ces bandes violentes cherchent à prendre le contrôle d’une fraction du territoire, ce qui leur permettrait de mener des actions jusqu’au centre du Venezuela, a déclaré l’expert, qui a souligné les actions de la Force armée nationale bolivarienne (FANB) pour contenir la menace.

Lors du mois dernier, le Commandement stratégique opérationnel de la FANB (Ceofanb) a renforcé la présence de troupes d’action rapide et de moyens de combat dans l’État d’Apure afin de neutraliser les groupes irréguliers provenant du pays voisin.

Depuis le 21 mars, le Ceofanb mène des opérations défensives au sud de la frontière, avec pour bilan des dizaines de paramilitaires colombiens abattus et détenus, ainsi que la destruction de plusieurs de leurs camps.

À l’occasion de la commémoration du douzième anniversaire de la Milice bolivarienne, le dirigeant Nicolas Maduro a appelé à déployer dans l´État d´Apure « la guerre de tout le peuple pour défendre la souveraineté », et a réitéré l’ordre de tolérance zéro contre les bandes armées colombiennes.

Le chef d’État a récemment dénoncé l’escalade des agressions à la frontière colombo-vénézuélienne, visant à créer un scénario d’affrontement entre les deux nations sud-américaines.

Maduro a assuré que les services de renseignement et l’Armée colombienne organisent des actions conjointement à certains de ces groupes irréguliers et leur assignent des missions à exécuter sur le territoire vénézuélien, et ce en coordination avec le Commandement Sud des États-Unis.

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