Agence de Presse de l'Amérique Latine

Les États-Unis n'ont pas de preuves d'attaques soniques à Cuba

Washington, 25 avril (Prensa Latina) Les États-Unis manquent de preuves pour accuser la Russie ou Cuba d'attaques soniques présumées contre leurs soldats en Syrie ou leurs diplomates à La Havane, a publié vendredi dernier le journal Politico. 

 Selon un article, le Pentagone a enquêté sur les prétendues attaques russes dirigée contre les troupes états-uniennes en Syrie, mais il n'existe aucune preuve concrète de leur origine.

Les fonctionnaires de la Défense ont informé les commissions du Congrès de ces actions supposées et ont cité la Russie comme coupable potentiel, ont déclaré deux personnes ayant connaissance directe de la question, constate la publication.

Les rapports présentés comprenaient des informations sur un incident en Syrie à l'automne 2020, au cours duquel plusieurs troupes ont développé des symptômes de type grippaux, ont expliqué ces deux personnes proches de l'enquête du Pentagone.

Après publication de l'article, le général Frank McKenzie, chef du Commandement central des États-Unis, a indiqué aux législateurs, lors d'une audience de la Commission des services armés du Sénat, qu'il n'avait vu "aucune preuve" de telles attaques contre ces troupes  au Moyen-Orient, 

Les enquêtes du Pentagone s'inscrivent dans le cadre d'un effort plus large visant à examiner les attaques énergétiques qui ont ciblé des fonctionnaires nord-américains dans plusieurs agences au cours des dernières années.

Le contexte autour des événements est obscure, et les autorités nord-américaines ont du mal à attribuer les attaques prétendues à une arme ou à un pays en particulier, indique Politico.

Un ancien responsable de la sécurité nationale a déclaré au journal qu'une seule fois les autorités ont soupçonné qu´une force énergétique  avait blessé un Marine en Syrie ; mais une enquête du Pentagone a ensuite conclu que les symptômes du militaire étaient dus à une intoxication alimentaire.

Jeffrey Lewis, professeur à l'Institut Middlebury, estime qu'"il est vraiment difficile de savoir pourquoi les gens tombent malades, à moins de disposer de l'arme ou de moyens techniques permettant de savoir si un faisceau particulier est dirigé vers un endroit donné".

“Nous n'avons toujours aucune idée de ce qui se passe à l'ambassade de Cuba", a-t-il ajouté. « Ces personnes nous ont informé de leurs symptômes pendant des années, mais la question est de savoir si elles sont effectivement ciblées, si une équipe d'espionnage a un effet ? On en sait tout simplement pas”, a-t-il expliqué.

Phil Coyle, ancien directeur du Bureau des preuves et d´évaluation du Pentagone, a avoué à Politico qu 'en Syrie, "tout ce que nous savons, c'est que ces soldats sont tombés malades, et nous ne savons pas s´il s´agissait d´une intoxication alimentaire ou d´autre chose qui les a rendus malades, donc nous ne pouvons pas accuser les Russes". Et c´est, bien sûr, une partie du problème à... Cuba".

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