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Le ministre des Affaires Étrangères de Cuba affirme que le blocus des États-Unis porte atteinte à la santé

La Havane, 21 juin (Prensa Latina) Le ministre des Affaires étrangères de Cuba, Bruno Rodriguez, a affirmé aujourd’hui que le blocus économique, commercial et financier des États-Unis porte atteinte à la santé et à la vie de la population de son pays. 

Il a indiqué sur son compte Twitter que la nation caribéenne est confrontée aux effets économiques et épidémiologiques de la Covid-19, ainsi qu’à la recrudescence opportuniste du siège nord-américain.

'Chaque mesure en vigueur du Gouvernement étasunien porte atteinte à la santé et à la vie de millions de Cubains', a souligné le chef de la diplomatie insulaire.

Selon les autorités cubaines, pendant l’administration de Donald Trump (2017-2021), 243 mesures coercitives unilatérales ont été mises en œuvre contre le pays antillais, dont 55 en 2020, au milieu de la crise mondiale engendrée par la pandémie. Toutes ces dispositions sont actuellement toujours en vigueur.

Un rapport récent du Ministère des Affaires Étrangères cubain révèle que certaines de ces actions ont eu un impact sur le secteur de la santé et la lutte contre l’urgence sanitaire.

On peut citer à titre d’exemple l’entrave délibérée à l’importation des intrants nécessaires, comme en témoigne le refus du Département des Transports des États-Unis d’Amérique de répondre aux demandes de compagnies aériennes telles que IBC Airways INC. et Skyway Enterprises INC. pour opérer des vols à destination de Cuba avec cargaison humanitaire.

À cela s’ajoute le fait que la nation caribéenne n’a pas accès aux technologies médicales avec plus de 10 pour cent de composants en provenance des États-Unis, alors qu’il lui est difficile d’obtenir plus de 30 produits et intrants nécessaires à la prévention et au traitement de la Covid-19.

Il est également interdit d’emprunter des itinéraires logistiques de transport plus rapides, ce qui oblige à transporter des marchandises médicales par le biais de plusieurs pays, ce qui entraîne obligatoirement des coûts supplémentaires élevés.

De même, le refus croissant des institutions financières et bancaires de traiter avec le pays antillais complique les transactions financières avec les fournisseurs et l’exécution de dons.

En raison de la recrudescence du blocus, précise le rapport, les entreprises allemandes Sartorius et Merck, ainsi que Cytiva et d’autres fournisseurs de matériel de laboratoire, de réactifs et d’intrants, ont notamment arrêté leurs livraisons à Cuba en 2020.

Au total, l’île n’a pas pu avoir accès à 32 équipements et intrants liés à la production de vaccins contre la Covid-19 ou à la réalisation d’étapes d’études cliniques, dont des installations de purification, de réservoirs et de capsules de filtration, entre autres.

Dans l’ensemble, les préjudices subis par le secteur de la santé se sont élevés à 198 millions mille de dollars entre avril et décembre 2020.

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