Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba dénonce le non-respect des accords migratoires par les États-Unis

La Havane, 28 juin (Prensa Latina) Le chancelier de Cuba, Bruno Rodriguez, a dénoncé samedi le non-respect par les États-Unis des obligations découlant des accords migratoires bilatéraux. Sur son compte Twitter, le plus haut représentant de la diplomatie de l’île a  en particulier fait référence à l’engagement de Washington à délivrer 20 mille visas annuels pour des migrants.

Parallèlement à l’application de la loi d’ajustement cubain et au renforcement du blocus économique, commercial et financier contre l’île, Washington encourage les migrations dangereuses, irrégulières et désordonnées, a souligné Rodriguez sur ce réseau social.

En 2018, l’administration du président républicain Donald Trump a réduit de plus de 60 % son personnel diplomatique à La Havane et a fermé le consulat des États-Unis dans cette capitale, en réaction à de prétendues attaques sonores contre des fonctionnaires nord-américain à Cuba, a rappelé le site Cubadebate.

De même, en mars 2019, Washington a réduit la durée de validité du visa B2 de cinq ans à trois mois pour les citoyens cubains, et avec une seule entrée autorisée sur le territoire nord-américain.

Ces mesures s’ajoutent au non-respect du quota de visas fixé par les Accords migratoires et à l’interruption de l’octroi de visas aux Cubains sur l’île, les obligeant à se rendre dans des pays tiers pour en obtenir, et ce sans aucune garantie de délivrance.

Par ailleurs, Washington continue d’accorder aux citoyens cubains un traitement migratoire différencié et unique au monde, en les admettant immédiatement et automatiquement, quelles que soient les voies et moyens d’arrivée aux États-Unis, y compris illégalement.

Cette situation provoque, outre des traversées dangereuses et illégales par mer, que de nombreux Cubains quittent leur pays légalement vers des pays d’Amérique latine pour ensuite atteindre le territoire nord-américain, devenant victimes de trafiquants et de bandes criminelles, a indiqué le portail d’information national.

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