Agence de Presse de l'Amérique Latine

Un analyste français qualifie le blocus contre Cuba de terrorisme d’État

Paris, 28 juin (Prensa Latina) Le journaliste et écrivain français Maurice Lemoine a qualifié aujourd’hui de terrorisme d’État la politique de blocus économique et commercial menée depuis près de 60 ans par les différents présidents des États-Unis contre Cuba.

Dans des déclarations à Prensa Latina, le chercheur a rappelé que c’est le sous-secrétaire d’État Lester D. Mallory qui a présenté, en avril 1960, un mémorandum pour imposer un embargo contre Cuba, en 'refusant tout financement et livraisons à Cuba, ce qui réduirait les revenus en espèces et les salaires réels, provoquerait la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement', a cité Lemoine.

Il a dans le même temps souligné que la justification invoquée pour mener à bien cette mesure était que 'la majorité des Cubains soutiennent Castro, de sorte que la seule façon de désunir le soutien interne est de provoquer le désenchantement et le découragement par l’insatisfaction économique et la pénurie'.

En cette même année 1960, l’administration de Dwight D. Eisenhower a institué un embargo contre l’île et le 3 février 1962, par le décret 34/47, le président John F. Kennedy a décrété un blocus total contre Cuba, a-t-il indiqué en précisant qu’ 'à partir de ce moment, tous les présidents qui se sont succédé à la Maison Blanche l’ont jusqu’à présent maintenu'.

De l’avis de Lemoine, le blocus n’est pas seulement un crime contre la vie des Cubains, mais, en raison de son caractère extraterritorial, il constitue une insulte et une agression contre la communauté internationale et peut donc être qualifié de 'terrorisme d’État', tout comme 'les mesures coercitives unilatérales, tout aussi infâmes, destinées à renverser le gouvernement vénézuélien', a-t-il assuré.

Mais bien qu’il provoque 'une grande et injuste souffrance', le blocus 'n’a pas réussi à mettre fin au gouvernement révolutionnaire, tout d’abord avec Fidel Castro, puis Raúl Casto et maintenant Miguel Diaz-Canel, ni à la dignité du peuple cubain', a-t-il manifesté.

Pour toutes ces raisons, le journaliste spécialiste de l’Amérique Latine et des Caraïbes s’est demandé s’il ne serait pas souhaitable que 'la communauté internationale inscrive les États-Unis sur la liste des pays qui parrainent le terrorisme'.

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