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Exigence de garanties du Gouvernement chilien pour la Convention constitutionnelle

Santiago du Chili, 6 juillet (Prensa Latina) Le bureau de direction de la Convention qui rédigera la nouvelle Constitution du Chili a suspendu la séance prévue pour aujourd’hui, et ce jusqu’à ce que le Gouvernement garantisse les ressources nécessaires à son fonctionnement normal. 

 La veille, la première session de cet organe a été suspendue parce que lorsque les 155 constituants sont arrivés au siège de l’ancien Congrès National, où ils se réuniront dorénavant, n’étaient installés ni microphones, ni écrans, ni réseaux wifi et autres ressources.

Ce mardi, la présidente de la Convention, Elisa Loncón, et le vice-président, Jaime Bassa, ont indiqué que rien n’avait été fait depuis et qu’ils (les constituants) ne commenceraient leurs travaux demain que si les garanties techniques, administratives et sanitaires du site étaient assurées par l’Exécutif.

Jaime Bassa a indiqué que si la même situation se présente demain, les constituants élus par le peuple ne travailleront pas sur le site et chercheront un autre siège.

Il a ajouté que, plutôt que de problèmes d’organisation, il s’agissait déjà d’un problème politique du fait de l’absence de garanties de la part du Gouvernement pour pouvoir entamer les travaux de la Convention.

Ils ont également indiqué qu’ils contacteront aujourd’hui des recteurs pour discuter de la possibilité de se réunir dans des enceintes universitaires.

Hier soir, le recteur de l’Université du Chili, Ennio Vivaldi, a annoncé que les universités publiques avaient mis leurs installations à la disposition de la Convention constitutionnelle.

Sur Twitter, Vivaldi a assuré que les recteurs ont envoyé une lettre à la présidente de la Convention pour lui offrir 'tous nos sièges et infrastructures d’Arica à Port Williams'.

Hier soir également, Máximo Pérez, sous-secrétaire du controversé Secrétariat général de la Présidence (Segpres), organisme responsable de l’assurance matérielle de la Convention, a admis que, « malheureusement, il y a eu des erreurs techniques qui ont entravé le fonctionnement normal de la session de la Convention constitutionnelle ».

Il a ajouté que 'nous nous sommes mis à disposition pour améliorer tout ce qui est nécessaire pour que l’installation définitive de la Convention dans ses travaux soit impeccable'.

Toutefois, en arrivant sur les lieux aujourd’hui, le bureau de direction de la Convention a constaté que les manquements relevés hier persistaient et qu’il n’y avait même pas d’ordinateurs dans les bureaux.

La Convention constitutionnelle, établie dimanche dernier, ce qui est considéré ici comme un fait historique, permettra, pour la première fois dans l’histoire du Chili, de rédiger une grande charte avec la pleine participation populaire.

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