Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le gouvernement des États-Unis soutient la politique de Trump contre Cuba

Washington, 6 juillet (Prensa Latina) L’administration du président nord-américain Joe Biden maintient aujourd’hui les mesures coercitives anticubaines supplémentaires mises en place par son prédécesseur, Donald Trump, et s’efforce de renforcer le blocus économique, commercial et financier contre l’île caribéenne.

À cet égard, la sous-directrice générale des États-Unis du Ministère des Affaires étrangères cubain, Johana Tablada, a déclaré hier sur son compte Facebook que l’une des actions les plus hostiles de Biden a été d’officialiser l’accusation sans preuve de Trump selon laquelle Cuba parraine le terrorisme.

Le mandataire démocrate a ordonné l’inscription de l’île avec ce statut au Registre fédéral le 22 janvier dernier, à peine deux jours après son entrée en fonction, donnant ainsi son accord à une telle dénomination encouragée par Trump et que Tablada qualifie de frauduleuse dans son commentaire.

Selon la fonctionnaire, cette formalisation a causé des dommages supplémentaires aux autorités cubaines en augmentant les persécutions financières contre des entités de la nation caribéenne, déjà insupportables en raison du blocus mis en place par Washington il y a plus de six décennies.

Dans la même ligne d’action et dans la continuité de la politique du mandataire républicain, un nouveau rapport approuvé par Biden et publié en mai de cette année a confirmé la décision fallacieuse d’inscrire Cuba sur la liste des pays qui ne coopèrent pas dans la lutte contre le terrorisme.

À de nombreuses reprises, les autorités de l’île ont indiqué que des dizaines de banques internationales rejettent les opérations avec des entités financières cubaines par crainte de représailles de la part du Département du Trésor nord-américain et que cette action de la nouvelle administration en place aggrave cette situation.

De fait, la Maison Blanche cède de de plus en plus au chœur des secteurs de l’extrême droite au Congrès, en particulier des sénateurs Marco Rubio (républicain pour la Floride) et Bob Menéndez (démocrate pour le New Jersey) qui s’obstinent à entraver les relations bilatérales.

À cet égard, Tablada a rappelé que Menéndez était précisément l’un des membres du Congrès les plus opposés à la politique de l’ancien président Barack Obama (2009-2017) visant à améliorer les liens avec Cuba.

Plus récemment, Biden et ses conseillers, en étroite coordination avec les sénateurs Rubio et Menéndez, ont inclus la nation antillaise dans une autre liste unilatérale sur la traite des êtres humains, bien que Cuba affiche d’excellents résultats dans la lutte contre ce fléau, a souligné Tablada sur son compte Facebook.

Ainsi, les fonctionnaires de l’administration Biden ont cherché à dénaturer la véritable nature des programmes de coopération internationale en matière de santé, incluant dans le même temps des menaces et des recommandations trompeuses à chacun des pays qui ont des accords de coopération avec Cuba.

Une autre des actions hostiles envers le gouvernement et le peuple cubains a été la libération récente du terroriste et meurtrier Eduardo Arocena, qui se trouve maintenant chez lui à Miami, a souligné la fonctionnaire dans son commentaire.

Arocena a exécuté de sang-froid le diplomate cubain Félix García Rodriguez le 11 septembre 1980.

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