Agence de Presse de l'Amérique Latine

Un procureur anticorruption ouvre une nouvelle enquête sur Fujimori au Pérou

Lima, 6 juillet (Prensa Latina) Le procureur anticorruption péruvien José Pérez a ouvert hier une nouvelle enquête sur la dirigeante néolibérale Keiko Fujimori pour blanchiment d’argent, suite à la découverte récente d’un plan de corruption de juges électoraux. 

Le procureur, qui enquête depuis plus de deux ans sur Fujimori et sur d’autres crimes liés au financement occulte de ses campagnes électorales de 2011 et 2016, part de l’hypothèse qu’il est possible que la même chose se soit passée lors des élections de cette année.

Selon le document d’ouverture de l’enquête révélé par des médias électroniques, Fujimori et son parti auraient continué, selon diverses modalités, à collecter des fonds d’origine illicite.

Pour les affaires de 2011 et 2016, le procureur a clos son enquête et demandé 30 ans et 10 mois d’emprisonnement pour Fujimori et des peines égales ou inférieures pour 41 complices présumés de la réception et de la dissimulation de millions de dollars apportés par diverses entreprises locales et étrangères.

Pérez a inclus dans la nouvelle enquête des enregistrements récemment révélés dans lesquels Vladimiro Montesinos, ancien conseiller du gouvernement du père de Keiko, Alberto Fujimori, coordonne depuis la prison où il est détenu le paiement d’un million de dollars à trois membres du Jury National des Élections (JNE) pour faire gagner la candidate, pourtant vaincue par Pedro Castillo le 6 juin dernier lors du second tour de l’élection présidentielle.

Irritée par la nouvelle, Fujimori a déclaré sur Twitter que le procureur, qui a précédemment demandé son incarcération à quatre reprises, et a réussi à la faire rester plus d’un an et plusieurs mois en détention préventive, 'revient à l’attaque' avec une enquête au sujet de laquelle elle prétend être innocente.

Elle a également suggéré que le procureur bien connu soit remplacé parce qu’il serait obsédé par elle. Keiko Fujimori prétend depuis aujourd’hui un mois empêcher la proclamation de Castillo comme président élu, bien que des observateurs locaux et internationaux aient signalé que le scrutin s’est déroulé normalement.

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