Agence de Presse de l'Amérique Latine

Retour à Miami avec black-out

Washington, 25 juillet (Prensa Latina) Ils avaient annoncé des centaines de bateaux partant de Miami, en Floride, vers Cuba, mais cela s´est réduit à une petite flottille qui est revenue aujourd’hui à son point d’origine sans que ses lumières ne soient vues à La Havane. 

Certaines agences de presse ont qualifié l’aventure de réussite, pas étonnant, ce sont les mêmes qui sont à l’avant-garde des campagnes toxiques contre Cuba.

Malgré les avertissements des autorités de l’autre côté du détroit de Floride, environ cinq navires de cubano-américains se sont jetés à la mer vendredi dans le but de s’approcher des côtes de l’île.

L’aventure représentait prétendument une manifestation de soutien à ceux qui ont fomenté les troubles du 11 juillet dernier, qui se sont transformés en désordres publics et actes de vandalisme.

Le ministres des Affaires étangères cubain, Bruno Rodriguez, a exprimé dans un tweet la position claire de son pays quant à cette provocation après avoir appris que la flottille se dirigeait des États-Unis vers la zone proche de la frontière du territoire maritime national.

'Je préviens le gouvernement des États-Unis qu’il doitr agir avec sérieux pour éviter des incidents qui ne conviennent à personne', a écrit le ministre sur son compte Twitter.

Les embarcations sont parties tardivement du port de Bayside, à Miami, 24 heures seulement après que le président Joseph Binden ait annoncé des sanctions contre certaines autorités et institutions cubaines pour des violations présumées des droits de l’Homme lors des récentes émeutes.

Apparemment, cela faisait partie du scénario préétabli puisque l’administration Biden a annoncé que les Cubains de Miami (les plus conservateurs sans aucun doute) seraient consultés sur le sujet de Cuba, et que c’est exactement ce qu’elle a fait avant d’imposer des sanctions.

Lors d’un entretien accordée à la chaîne de télévision MSNBC, le secrétaire d’État nord-américain, Antony Blinken, a y compris estimé qu’il 'ne voit aucune réponse de Cuba' pour que son administration allége les 243 mesures coercitives adoptées par le mandataire républicain Donald Trump pendant son mandat (2017-2021).

Cependant, Biden a maintenant évoqué la création de groupes de travail pour étudier la question de l’interdiction des envois de fonds familiaux et l’éventuelle augmentation du personnel diplomatique de son ambassade à La Havane.

Les cubano-américains qui réclament un rapprochement entre les deux pays et qui ont voté pour le démocrate aux élections de novembre 2020, avec la promesse d’un changement de politique envers Cuba, au moins plus proche de la dernière étape du mandat de Barack Obama, se sentent maintenant trahis.

Ils ne comprennent pas que six mois après avoir accédé au Bureau ovale, Biden affirme qu’il continuera à étudier ce qu’un coup de plume pourrait résoudre.

Pendant ce temps, la 'flottille' -un autre show dans le cirque des anticubains du sud de la Floride-  est passéé sans bruit odibles ni lumières visibles depuis le Malecón de la Havane.

Ceux qui aux campagnes de discrédit, de mensonge et de déformation de la réalité devront changer leurs gros titres.

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