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À Cuba, universitaires, professionnels et gouvernement travaillent pour stimuler l’économie

La Havane, 8 août (Prensa Latina) Au cours de la semaine écoulée les rencontres entre le Gouvernement, des universitaires, des producteurs agricoles et des scientifiques ont été importantes pour Cuba dans l’intérêt du développement, du perfectionnement et de l’efficacité de son économie.

Sous la direction du président Miguel Diaz-Canel, les débats ont permis un rapprochement et une clarification sur la situation dans le pays, les problèmes et les actions les plus urgents à moyen et long terme et de recueillir des propositions provenant de secteurs et d’acteurs clés de l’économie.

La première des rencontres avec des spécialistes et des étudiants en sciences économiques a porté sur des aspects décisifs pour la reprise et le progrès de l’île : le développement du tourisme dans les conditions actuelles, l’investissement étranger et l’attraction des flux de financement extérieur.

Alors que le second portait sur la production alimentaire essentielle dont la population a besoin et sur tout ce qui peut lui être bénéfique ou l’entraver, des agriculteurs des provinces occidentales de Mayabeque et d’Artemisa ont évoqué des mesures correctives opportunes et appropriées pour modifier la gestion de l’agriculture cubaine.

Concernant le tourisme au niveau national, non exempt du déclin de ce secteur au niveau international, des spécialistes de plusieurs centres et instituts d’études économiques ont évoqué la nécessité de revoir les stratégies d’investissement, les capacités disponibles et la demande.

Les critères concernant l’urgence d’attirer des financements extérieurs et des investissements étrangers, qui malgré le blocus économique, commercial et financier des États-Unis est encore une voie peu exploitée, ont également été évoqués.

À cet égard, la lenteur du processus visant à intégrer dans les réglementations les exigences qui incitent les investisseurs étrangers à placer leurs capitaux dans un pays très risqué, ce qui peut être réalisé grâce à des politiques plus attrayantes, des incitations ciblées et différenciées pour chaque investisseur, a été mise en évidence au cours du débat.

À cette idée s’ajoute l’intérêt d’établir des liens entre les investissements étrangers et les projets de développement local, y compris concernant des Cubains résidant à l’étranger, et d’alliances stratégiques dans des secteurs tels que la biotechnologie et les neurosciences.

Pour les producteurs agricoles, l’occasion de débattre avec les plus hautes autorités du pays a été l’occasion de réaffirmer leur accord avec les 63 mesures adoptées au cours de cette année et qui ont permis des avancées positives au secteur agricole.

Il s’agit, comme l’a exprimé le président Diaz-Canel, de la manière dont nous sommes capables de produire la nourriture dont le peuple a besoin pour importer moins, contourner le blocus et démontrer que nous pouvons développer une agriculture durable et efficace.

Nous pouvons, a-t-il souligné, produire une part importante des denrées alimentaires que la population demande, et que cela permette également un meilleur niveau de vie pour les agriculteurs à partir des revenus qu’ils tirent de leur production.

Les représentants des producteurs individuels et des coopératives cubaines, dont certaines ont déjà obtenu de bons résultats, ont confirmé que 'produire le plus possible avec le peu que nous avons est la clé pour soulager le pays, du moins au niveau de l’alimentation', chose possible et prouvée dans de nombreux cas sur la base de l’élimination de divers obstacles et une écoute commune au sujet de la recherche de solutions adéquates.

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