Agence de Presse de l'Amérique Latine

L'héritage sportif que laisse Fidel à Cuba

Par José Francisco Reinoso Zayas (*)

La Havane, 12 août (Prensa Latina) À l'occasion d'une date aussi importante pour Cuba comme le 95e anniversaire de la naissance du leader historique de la révolution  Fidel Castro, le 13 août,  il conviendrait de mettre en lumière l'héritage sportif du plus grand athlète de l'île.

Les sommités de l'activité musculaire, actifs et retraités, ainsi que la population toute entière se souviennent qu'il y a un peu plus de 62 ans, le 28 janvier 1959, le chef de l'Armée rebelle victorieuse énonçait les principes de la politique sportive nationale.

Son amour du sport s'est exprimé quelques semaines seulement après le triomphe de la Révolution, le premier jour du premier mois de cette année-là, lorsqu'il a déclaré : "... nous sommes déterminés à promouvoir le sport et à le porter aussi loin que possible...".

Lors de cet événement, qui s'est tenu dans la Ciudad Deportiva de la capitale, il a également déclaré : "Le sport est une source de volonté, de constance, de vigueur physique et mentale (...). Je ne pense pas qu'il soit juste que les héros du sport, nos champions, soient laissés sans ressources par la suite. Ce ne serait pas un encouragement au sport".

En ce moment là, il avait affirmé : "Nous construirons des milliers et des milliers de terrains dans la République (...). Notre niveau sportif est très bas. Nous devons aspirer à l'élever rapidement et  donner aux athlètes la possibilité de la développer de manière égale (...) Le meilleur stimulus, c’est d'assurer la retraite des athlètes et de savoir récompenser ceux qui deviennent des champions".

Grâce à cela,  enfants, jeunes et les moins jeunes ont vu r  leurs rêves réalisés à travers les Jeux scolaires nationaux, les championnats de première classe dans de multiples disciplines, les compétitions pour les travailleurs, les montagnards et l'attention portée aux personnes ayant des limitations physiques, auditives et visuelles.

L'enthousiasme de ses années d'études au Colegio de Belén et à l'Université de La Havane, où il a pratiqué le baseball, le football, l'athlétisme et le basket-ball, l'a conforté dans son désir de réaliser un nouveau type de sport humaniste, solidaire et au bénéfice de la santé du peuple.

Trois événements ont marqué le parcours sportif des premières années de la Révolution : la structuration d'une Série nationale de baseball devenant le principal spectacle de notre archipel, avec un nouveau concept  réunissant des joueurs cubains ; la création de l’entité  directrice du sport, de l'éducation physique et des loisirs (Inder) et la définition de cette activité en tant que droit du peuple.

A cela viennent s’ajouter des écoles provinciales d'initiation aux sports, des académies, des centres de haute performance pour les jeunes et pour le pays, des centres de formation pour les professeurs d'éducation physique devenus des institutions de niveau supérieur, des stades de baseball  et d'autres installations dans le pays.

En outre, la participation cubaine aux événements internationaux a augmenté. D’autre part, des pages glorieuses de défense de la souveraineté et de la dignité ont été écrites,  tandis que des forces extérieures ont essayé de fermer la scène des compétitions sportives aux représentations de Cuba.

À l’époque, l'image de Fidel avait grandit avec le soutien des athlètes et du peuple au point d’ infliger des défaites morales aux ennemis de Cuba, comme en 1966, année où le gouvernement des États-Unis avait tenté d'empêcher la présence de la délégation tricolore aux Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes à Porto Rico.

Ensuite, ll faudrait noter que les récentes performances des athlètes cubains à Tokyo 2020 s’avèrent le fruit des graines semées par celui, dont l'héritage sportif restera toujours  gravé chez les cubains.

(*) Ancien joueur de l'équipe nationale et ancien président de la fédération cubaine de football.

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