Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba nie les retenues et les taxes sur les envois de fonds en provenance des États-Unis

La Havane,  18 août (Prensa Latina) Cuba a assuré  ce mardi  verser aux bénéficiaires la totalité des transferts de fonds envoyés, sans retenue ni aucun impôt sur les montants gérés. Ce sont des opérations menées par Fincimex, une société d’envois de fonds internationaux.

Lors d'une interview publiée par le site Cubadebate, le directeur général de cette entité, Yamil Hernández a réaffirmé la fausseté des propos politiques étasuniens selon lesquels les autorités et les forces armées cubaines s'appropriaient 20 ou 40 % de l'argent envoyé à Cuba par les États-Unis.

Il a insisté sur le fait que les montants envoyés n'étaient soumis à aucune taxe lors de leur entrée à Cuba et que le destinataire recevait l'intégralité du montant envoyé.

Hernández a fait remarquer que Fincimex était  une société commerciale comme beaucoup d'autres à Cuba entretenant des relations avec d'importantes entités financières dans divers pays et dispensant  ce service par l'argent envoyé depuis différentes parties du monde.

« Ses résultats sont publics, conformément à la réglementation cubaine relative aux sociétés et au registre du commerce », a-t-il précisé.

Il a rappelé qu'en octobre 2020, le gouvernement nord-américain a interdit les relations de Western Union avec les institutions cubaines chargées de traiter les transferts de fonds, plus précisément Fincimex.

« Ce faisant, on a mis unilatéralement fin au flux de transferts de fonds par des canaux réguliers et institutionnels via  lesquels le gouvernement de Donald Trump a ainsi donné une continuité à une politique visant à pénaliser le niveau de vie de la population cubaine sur la base de prétextes totalement infondés », a-t-il déclaré.

Le fonctionnaire a précisé que Western Union envoyait des fonds à Cuba par le biais d'un système  facturant  à l'expéditeur aux États-Unis cinq dollars pour chaque 100 envois de fonds vers l'île, à titre de commission commerciale, tout en versant à Fincimex un dollar pour chaque 100 envois de fonds, un paiement pour services rendus, ce qui est une pratique courante dans ce domaine.

Il a de même nié que Fincimex ni ses travailleurs soient été une entité militaire, alors que ses revenus font partie des ressources générales du pays et sont destinés tant à l'entretien et au fonctionnement de l'entreprise elle-même - y compris son infrastructure technologique - qu'à des contributions au budget national et à l'économie dans son ensemble.

En ce qui concerne les conséquences de l'interruption de ces envois par les canaux formels et institutionnels, il a noté l'augmentation de la difficulté et du coût de leur réception, ce qui a un impact négatif sur le niveau de vie des destinataires et sur les poches de ceux qui les envoient, car ils sont maintenant envoyés pour plus de 30 dollars pour chaque 100 dollars envoyés à Cuba et par des canaux irréguliers.

Une autre conséquence est l'augmentation des transferts de devises non contrôlés des États-Unis vers Cuba, ce qui n'est jamais positif et va à l'encontre de ce que la communauté internationale tente d'organiser et de réglementer.

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