Agence de Presse de l'Amérique Latine

Un rapport d'experts a prouvé le coup d'Etat de 2019 en Bolivie

La Paz, 18 août (Prensa Latina) Un rapport du Groupe interdisciplinaire d'experts indépendants GIEI-Bolivie présenté mardi est une preuve supplémentaire du coup d'État de novembre 2019, a déclaré aujourd'hui le gouvernement.

« Le document établit que lors d'une séance de la Chambre des sénateurs, Mme (Jeanine) Áñez a été proclamée présidente sans le quorum correspondant »,  selon la ministre de la Présidence, María Nela Prada, lors d'une interview accordée à Bolivia TV.

Prada a rappelé que l'ancien président de facto "s'est ensuite nommé, à l'Assemblée législative, président transitoire de notre État et s'est rendu au Palais, où un officier militaire lui a mis la ceinture présidentielle et lui a remis le bâton du pouvoir".

Le ministre a cité une question posée précédemment par le président Luis Arce : "Si ce n'est pas un coup d'État, qu'est-ce que c'est ? Quelle autre preuve faut-il pour voir qu'il y a eu une rupture constitutionnelle ?

Prada a souligné que le rapport des experts sur les actes de violence entre le 1er septembre et le 31 décembre 2019 ratifiait "ce qu'est la voie constitutionnelle de la succession présidentielle et jusqu'où elle va en cas de démission et d'absence des présidents".

Arce a de plus souligné mardi le caractère probant du rapport des experts sur l'action de novembre 2019, "bien que ce ne soit pas son objectif, mais les terribles violations des droits de l'Homme".

Les médias boliviens ont cité mercredi le rapport du GIEI,  ayant ouvert une enquête pendant huit mois sur les actes répressifs  à travers des entretiens avec 400 personnes, l'analyse de 120 000 dossiers et des témoignages d'organisations sociales.

Le document confirme également que les tirs ayant fait des morts et des blessés lors de la répression des manifestations de novembre 2019 provenaient des forces armées et de la police ayant utilisé des armes létales.

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