Agence de Presse de l'Amérique Latine

La presse bolivienne entamera des poursuites pour agression lors des événements de 2019

La Paz, 19 août (Prensa Latina) Le secteur de la presse a annoncé hier qu’il engagerait des poursuites judiciaires contre les attaques à l’encontre de journalistes nationaux et étrangers et de médias lors des actions violentes du gouvernement de facto en 2019.

Le rapport du Groupe Interdisciplinaire d’Experts Indépendants (GIEI-Bolivie) sur ces faits nous permet d’entamer de telles procédures contre ceux qui ont voulu nous faire taire, a ajouté la Confédération Syndicale des Travailleurs de la Presse de Bolivie (CSTPB).

La répression contre les professionnels de la presse a été exercée non seulement par les autorités, mais aussi par des civils qui se sont octroyé des fonctions officielles, a expliqué le dirigeant de cette organisation, Héctor Aguilar, cité par l’Agence bolivienne d’information.

La CSTPB, qui avait à l’époque déjà dénoncé ces agressions, a signalé accueillir favorablement les recommandations du GIEI concernant la liberté d’expression, d’information et de presse dans le pays, 'parce qu’elles sont les piliers fondamentaux de la vie démocratique'.

La confédération, qui abordera la question lors d’une rencontre avec les dirigeants du secteur, a rappelé qu’il y avait eu beaucoup de restrictions pendant le gouvernement de facto 'et une persécution de nos collègues, qui rapportaient quotidiennement les événements en cours' dans le pays.

Les enquêtes du GIEI-Bolivie ont révélé des actes de violence contre 58 journalistes et inclus un rapport de l’Association nationale de la presse qui a enregistré des agressions contre 76 journalistes et 14 médias en octobre et novembre 2019.

Le rapport des experts recommande de renforcer les garanties institutionnelles et judiciaires pour protéger la liberté de la presse et l’exercice libre et sûr de l’activité journalistique et prévenir les atteintes aux personnes, aux biens et aux bâtiments des médias.

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