Agence de Presse de l'Amérique Latine

Le développement des soins vétérinaires à Cuba

La Havane, 4 septembre (Prensa Latina) Cuba met en œuvre des actions pour améliorer les soins vétérinaires dans le cadre de l'application du décret-loi sur le bien-être animal, ont déclaré aujourd'hui des responsables du ministère de l'Agriculture (Minag). 

Yosvanis Gutiérrez, directeur du Centre national de la santé animale -l'institution gérant le  processus d'application de la loi et ses normes-, a affirmé lors d'une conférence de presse qu'un programme était en cours pour réparer les cliniques et cabinets vétérinaires du pays.

De même, les ressources que ces espaces nécessitent en vue de leur fonctionnement sont prises en compte dans les plans de l'économie.

La nation caribéenne compte actuellement 164 unités, des cliniques, dont la plupart sont en mauvais état. En outre, sur les 168 municipalités du pays, 54 ne disposent d'aucune de ces institutions.

La Havane est la province dont la situation est la plus favorable, mais il existe des difficultés  concernant la disponibilité des médicaments et la capacité à réaliser des interventions telles que les stérilisations.

Les représentants des organisations de protection des animaux ont appelé tout à fait à la nécessité d'évaluer les prix de certains médicaments et procédures, ainsi qu’à accorder plus d'attention aux réalités en dehors de la capitale. 

Labiofam, l'entreprise chargée de produire la plupart des médicaments vétérinaires sur place, a connu des problèmes de technologie de production, mais elle progresse dans les investissements.

En outre, une clause est sur le point d'être mise en place. Celle-ci permettrait d'importer de produits vétérinaires dans des conditions semblables à celles concernant les denrées alimentaires, les articles de toilette et les médicaments.

Parallèlement, un travail de formation et de mise à niveau des professionnels de ce secteur est en cours, l'enseignement sur l'île des Caraïbes étant axé sur le développement de l'élevage.

À cet égard, la présidente de l'Association des docteurs vétérinaires, Beatriz Amaro, a expliqué que les soins aux animaux affectifs nécessitent une certaine spécialisation, tout comme les interventions chirurgicales.

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