Agence de Presse de l'Amérique Latine

Cuba animée à transformer son agriculture

La Havane, 7 septembre (Prensa Latina)  Cuba encourage la transformation de son agriculture par la création de centres de production agricole et forestière destinés à accroître l'approvisionnement des grandes villes, industrie alimentaire et tourisme. 

Et cela en vue de garantir l'approvisionnement de ces trois destinations, de même que de favoriser la substitution effective des importations et l’augmentation des exportations  par l'innovation, assistance technique, vulgarisation agricole et renforcement des capacités des acteurs économiques concernés.

Comme stipulé, les pôles de production agricole et forestière s'avèrent le système de d'articulation en termes de gestion intégrée des chaînes de valeur agro-industrielles et des processus d'invention, d'assistance technique, vulgarisation agricole et formation pour générer des produits et services à haute valeur ajoutée.

L’arrêté  384/2021 rendu publique sur le Journal officiel de la République vendredi dernier constate que le principe de ces organisations est l'intégration, car composées d'entreprises,  coopératives,  producteurs, de travailleurs indépendants (privés), d'entités de science, technologie d’innovation et académiques.

Lorsqu'elles sont constituées dans une zone géographique donnée, elles doivent être une source d'emplois sûrs pour la population de la région qu'elles couvrent et des zones environnantes, fournir des avantages économiques et sociaux, introduire des technologies telles que l'agriculture de précision, des semences et des races d'animaux productifs de haute valeur génétique, autant que de fournir des services professionnels à la base productive.

Ces pôles peuvent se spécialiser dans diverses cultures : riz, tabac, sucre, agrumes, café, cacao, fibres naturelles, volailles, bétail, porcs, bois, fruits, céréales et autres productions agricoles et forestières.

C’est l'une des 106 mesures approuvées par le gouvernement cubain visant à renforcer le secteur agricole et l'entreprise d'État socialiste pour améliorer les conditions et d'accroître l'offre alimentaire.

À ce sujet, le ministre de l'agriculture Idael Pérez a récemment  mis en relief la nouvelle politique des ventes en faveur de la demande de la population via l'approvisionnement permanent à travers le réseau de marchés.

Il a en fait constaté les coûts actuels des limitations économiques du pays dues à l'intensification du blocus économique, aux effets de Covid-19 et au changement climatique, ce qui empêche l'achat d'intrants pour cultiver la terre.

Pérez a insisté sur le fait que les politiques approuvées et en cours d'application sont l'expression de la volonté politique et gouvernementale de renforcer le secteur agricole. Ceci donne un coup de pousse à la gestion des ressources et prix, la couverture du marché intérieur en devises, l'accroissement des exportations, meilleures conditions de travail et salaires dans le secteur.

Sur cette base, il n'existe aujourd'hui aucune limitation ou restriction à la commercialisation des produits agricoles, car l'objectif est d'éviter les pertes et de faire en sorte que tout ce qui est semé arrive sur les tables des Cubains dans les meilleures conditions et avec la meilleure qualité.

À cette fin, le pays disposera d'un fonds de 1,8 milliard de pesos (75 millions de dollars) pour promouvoir la culture du riz, des bananes, du manioc, des fruits, des porcs et des bovins à être appliqué dans le reste de l'année 2021.

Le crédit est accordé avec un taux d'intérêt de 1,5 % pour les fonds de roulement, avec une période de remboursement qui correspond au cycle de production de la culture ou de l'activité, et de 2 % pour les investissements de sorte que les économies financières profitent aux bénéficiaires.

Au vu du soutien monétaire, dont les opérations ont commencé le 1er septembre, il devient important de trier les producteurs parmi les étatiques, coopératifs et usufruitiers.

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