Agence de Presse de l'Amérique Latine

De nouvelles manifestations en Cisjordanie et dans les prisons israéliennes

Ramallah, 9 septembre (Prensa Latina) Des affrontements entre jeunes palestiniens et soldats israéliens ont éclaté aujourd'hui en Cisjordanie pour la deuxième journée consécutive, alors que les visites des familles des prisonniers dans les prisons israéliennes ont été annulées, une décision qui risque de faire monter les tensions. 

Les chaînes de télévision arabes ont rapporté des affrontements ce matin dans le camp de réfugiés d'Arroub et le village de Dura, respectivement au nord et au sud de la ville d'Hébron, ainsi qu'à al Khader, au sud de Bethléem.

Les troupes des FDI ont tiré des balles réelles et des gaz lacrymogènes sur les manifestants, qui ont à leur tour jeté des pierres.

Des manifestations ont débuté hier soir dans les villes d'Hébron, de Jérusalem-Est, de Bethléem, de Ramallah, d'Anabta, de Jénine et de Tubas, en soutien aux six Palestiniens qui se sont échappés lundi d'une prison israélienne de haute sécurité.

Cinq d'entre eux sont des militants de l'organisation du Jihad islamique, tandis que l'autre est affilié au Fatah.

À la suite de l'évasion, la directrice de l'administration pénitentiaire israélienne, Katy Perry, a pris des mesures à l'encontre des détenus palestiniens, notamment en leur interdisant l'accès au réfectoire et à la télévision, une mesure considérée comme une vengeance pour l'évasion.

Mais c'est la décision de relocaliser de nombreux membres du Jihad islamique qui a suscité de vives protestations dans les prisons du Néguev, de Raymod, d'Ofer et de Gilboa.

Selon des rapports de presse, une cellule de l'aile sept de la prison de Ramon a été incendiée jeudi par des détenus du Fatah.

Au milieu de cette situation, le Comité international de la Croix-Rouge a déclaré qu'Israël avait décidé d'annuler les visites familiales aux plus de 4 000 prisonniers palestiniens jusqu'à la fin du mois.

Plusieurs médias estiment que cette décision provoquera de nouveaux troubles dans les rues palestiniennes.

Pour le Times of Israel, la situation "est extrêmement tendue en Cisjordanie".

Toutes les factions ont dénoncé la vengeance de Tel Aviv contre les prisonniers et ont annoncé de nouvelles protestations.

Alors que le Fatah a qualifié l'action du gouvernement israélien de crime de guerre et appelé à un soulèvement populaire, le Front populaire de libération de la Palestine a assuré que ses miliciens étaient  prêts au combat.

De son côté, le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) a tenu les autorités israéliennes pour responsables des "conséquences de ces politiques dangereuses et de la vie  des prisonniers" et a appelé à une "Journée de la rage" demain.

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