Agence de Presse de l'Amérique Latine

López Obrador pour combattre les causes de l'exode haïtien

Mexico, 23 septembre (Prensa Latina) Le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a évoqué jeudi le drame de la migration haïtienne en réaffirmant comme la seule solution celle de combattre l'origine et les causes d'un exode irrépressible.

Il a dit que tout était  lié à la pauvreté, au besoin et à la violence dans les pays d'Amérique centrale. « Toutefois, dans le cas spécifique d'Haïti, il y a beaucoup d'instabilité politique ». « N'oublions pas le fait que le président y a été assassiné».

« Les autorités mexicaines ont demandé pendant plus d'un mois de livrer des fournitures à Haïti après avoir envoyé deux navires avec plus de 1 000 tonnes et à la date d'hier 100 tonnes n'avaient pas encore été déchargées », a révélé le président.

La protection civile d'Haïti a reçu les fournitures, cependant, il a fallu retirer le navire et l'ancrer au large jusqu'à ce que les conditions soient à nouveau favorables pour le déchargement : « et nous ne parlons que de Port-au-Prince où la situation est très difficile », a remarqué Lopez Obrador.

Le plus important, a-t-il répété, « c’est l'urgence d'agir afin de palier les problèmes sociaux et économiques, dans le but de créer des emplois car la population émigre par manque de travail ou à cause de la violence, et dans les eaux troubles les trafiquants d'êtres humains en profitent sous  proposition de les emmener du Mexique aux États-Unis ».

Les trafiquants ont des organisations structurées de sorte à engager des entreprises de transport  même s'ils savent qu'il est illégal de les emmener à la frontière avec les États-Unis.  « Nous parlons maintenant à ces hommes d'affaires de leur transgression», a-t-il rapporté.

Pour sa part, « le Mexique propose aux États-Unis de rejoindre ses efforts par le biais de la coopération qui vise en raison de l'urgence le développement social sans délai.

« La meilleure façon de traiter avec les trafiquants d'êtres humains n'est pas la coercition, mais de trouver un moyen de s'assurer qu'ils n'ont pas de migrants à leur disposition. Et cela ne peut se matérialiser qu'en créant des emplois, des opportunités et en améliorant le bien-être, car personne ne quitte sa famille ou ne l'expose au danger pour le plaisir », a déclaré M. Lopez Obrador.

Il l’a estimé d’ailleurs comme tout à fait possible et « le Mexique ne cesse de soulever la question auprès du gouvernement des Etats-Unis et de son secrétaire d'État. 

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