Agence de Presse de l'Amérique Latine

Préparatifs du procès des accusés de l'assassinat de l’ancien président Sankara au Burkina Faso

Ouagadougou, 9 octobre (Prensa Latina) Le Pouvoir Judiciaire du Burkina Faso a achevé aujourd’hui les préparatifs pour l’ouverture lundi prochain du procès des 14 inculpés pour l’assassinat de l’ancien président Thomas Sankara il y a 34 ans. 

Parmi les accusés figure l’ancien président renversé Blaise Compaoré, ancien ami intime de Sankara, prétendu organisateur du complot pour assassiner Sankara et qui a détenu le pouvoir pendant 27 ans, mais qui sera jugé par contumace puisqu'il est exilé en Côte d’Ivoire.

Le capitaine Sankara prit le pouvoir en 1983 et dont l'une de ses premières décisions fut de changer le nom du pays, de la Haute-Volta, donné par le colonialisme français, pour celui du Burkina Faso (Terre des Hommes Intègres), combinaison de mots de langues mosi et dioula.

Le refus d’accepter des prêts étrangers, l'interdiction des mariages forcés, de l’excision et de la polygamie, l'alphabétisation générale, la nationalisation des ressources naturelles et la distribution des terres figuraient également parmi les mesures de son gouvernement.

L’un des résultats de sa gestion a été l'autosuffisance alimentaire du pays, l’un des plus pauvres et des plus affamés du continent africain.

La politique étrangère de son cabinet a été marquée par le rapprochement avec le gouvernement de l’ancien président du Ghana, le capitaine Jerry Ralings, comme lui un pilote de chasse, son soutien aux mouvements de libération de l’Afrique du Sud et de la Rhodésie, tous deux dirigés par des gouvernements de minorité blanche, et la défense du panafricanisme.

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