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Le ministre des Affaires étrangères cubain rejette les menaces du gouvernement des États-Unis

La Havane, 23 octobre (Prensa Latina) Le ministre des Affaires étrangères de Cuba, Bruno Rodriguez, a rejeté hier de nouvelles menaces du Gouvernement des États-Unis contre l’île, qu’il a qualifiés d’acte d’ingérence et de violation de la Charte des Nations Unies. 

'Un haut fonctionnaire du gouvernement des Etats-Unis, en acte d’ingérence évident, commet à nouveau l’erreur de menacer Cuba. En plus de constituer un acte contraire à la Charte de l’ONU, l’histoire a montré que les Cubains nous n'acceptons pas, ni ne nous laissons impressionner, par des menaces', a écrit le ministre sur Twitter.

Récemment, Juan González, le principal conseiller pour l'Amérique latine du président nord-américain, Joe Biden, a confirmé le soutien de Washington aux tentatives de déstabilisation de Cuba et a menacé de nouvelles sanctions contre le pays si une marche anticonstitutionnelle convoquée sur l'île en novembre n’était pas autorisée.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement nord-américain manifeste son soutien à cette manifestation, une attitude partagée également par des secteurs de l’extrême-droite cubano-américaine basée en Floride, aux États-Unis.

Rodriguez a par ailleurs dénoncé la stratégie multidimensionnelle de Washington contre l’île, qui inclut la pression économique et le financement de ceux qui soutiennent son programme déstabilisateur.

En ce sens, des spécialistes de différentes branches sociales ont alerté sur la guerre non conventionnelle, ou le scénario de coup d’État mou, que l’on tente d’appliquer à Cuba selon les paramètres d’une prétendue lutte non violente.

Les fausses nouvelles, la manipulation émotionnelle, la rupture institutionnelle et la création de leaders d’opinion sont quelques-uns des outils de cette stratégie décrite dans le livre sur la construction de coups d’États mous de l’auteur étasunien Gene Sharp.

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