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Le président Diaz-Canel rejette l’ingérence dans les affaires intérieures de Cuba

La Havane, 27 octobre (Prensa Latina) Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a réaffirmé aujourd’hui que son pays ne permettra pas l’ingérence impérialiste dans sa politique intérieure, ni ne légitimera les tentatives de restauration néocoloniale émanant du gouvernement des Etats-Unis. 

Sur son compte du réseau social Twitter, le mandataire a repris ses propos lors de son discours de clôture de la deuxième session plénière du Comité central du Parti communiste de Cuba (PCC), tenue le week-end dernier, dans lequel il dénonçait l’intention de certaines personnes de réaliser une prétendue marche pacifique en novembre prochain, dont les buts ont été qualifiés d’illégaux et de provocateurs.

La veille, Cuba a montré de nouvelles preuves des liens des organisateurs de la marche avec des terroristes et des think-tanks qui encouragent la subversion politique contre l’île depuis les États-Unis.

Parmi les preuves, on peut citer l’enregistrement de l’échange entre Yunior Garcia, l’un des principaux artisans de la manifestation, et Ramón Saúl Sánchez, membre d’organisations terroristes comme Omega-7, Alpha 66, le Front national de libération de Cuba, entre autres.

Lors de l’échange, Sánchez, actuel directeur du dénommé Mouvement pour la démocratie, basé aux États-Unis, a exprimé son total soutien et son admiration à Garcia, et lui a offert une aide logistique et de propagande dans les médias nord-américains, ainsi que la réalisation d’une flottille pour soutenir l’action déstabilisatrice.

Le membre du secrétariat du Comité Central du PCC et responsable de son Département Idéologique, Rogelio Polanco, a présenté des preuves des liens entre Garcia et Manuel Cuesta, également promoteur de la marche, et des projets et cours reçus par eux deux dont les thèmes répondent à l'organisation de protestations publiques et l'application de méthodes visant un changement politique, social et économique.

Il a également mentionné un article du site nord-américain Cuba Money Project, qui démontre que l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a accordé plus de six millions de dollars à des projets subversifs contre Cuba.

Il a par ailleurs indiqué que la Fondation nationale cubaine américaine, établie aux États-Unis, a indiqué sur sa page Facebook comment participer à la manifestation.

Polanco a dénoncé que tout cela se passait sous le regard complice du Gouvernement nord-américain et a de nouveau rejeté les dernières déclarations d’un haut fonctionnaire de Washington qui a menacé de nouvelles sanctions contre l’île si la marche illégale n’était pas autorisée.

'La provocation prévue pour le 15 novembre est vouée à l’échec. Elle n’a jamais été authentique. Sa tentative de s’arroger une certaine légalité est une manipulation perverse. La Constitution de la République est une création authentique du peuple. Il n’y a pas de machination qui puisse lui porter atteinte', a publié Polanco sur son compte Twitter. 

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