Agenzia di stampa latinoamericana Prensa Latina - Cuba

Dépistage et traitement du glaucome, une priorité pour les ophtalmologistes cubains

Par Reina Magdariaga Larduet

La Havane, (PL) Le glaucome, étant la 2e cause de cécité dans le monde, après la cataracte, est une maladie à ne pas perde de vue.

Il s'agit d'une maladie oculaire grave qui entraîne une détérioration lente du nerf optique, aboutissant à une perte progressive du champ visuel puis parfois à la cécité, si elle n’est pas dépistée ou traitée.

Le plus souvent, le glaucome est associé à l’élévation de la pression à l’intérieur de l’œil (pression intraoculaire). Normalement, celle-ci ne devrait pas dépasser 21 millimètres de mercure (mmHg).

Cependant, on constate que chez près de 1 personne sur 3, les symptômes du glaucome apparaissent même si la pression dans l’œil est normale. Un moins bon apport sanguin vers le nerf optique, causé par de l'athérosclérose dans les vaisseaux qui irriguent ce nerf, pourrait être en cause. Que la pression à l’intérieur de l’œil soit trop élevée ou non, le traitement demeure le même.

Le Docteur Francisco Fumero, directeur du Département du glaucome de l’Institut cubain d’ophtalmologie Ramon Pando Ferrer, explique qu'à Cuba, où le glaucome est aussi la 2e cause de cécité, les spécialistes de santé en font une priorité.

Autant pour le dépistage que pour le traitement, le Ministère de la Santé publique dispose de centres ophtalmologiques spécialisés. L'Institut d’ophtalmologie Ramon Pando Ferrer est le centre de référence national et international. Tous les jours, de 100 à 150 patients sont soignés dans ce centre ophtalmologique. D’ailleurs, c'est le centre formateur des meilleurs spécialistes et professeurs-formateurs.

Par ailleurs, il y a un réseau de centres ophtalmologiques répartis dans les principales villes du pays. Ces centres disposent des technologies de pointe leur permettant de faire un suivi du traitement ainsi que les examens pour le dépistage.

Interrogé sur les principaux symptômes, le Docteur Fumero explique que lorsqu'il est question du glaucome chronique à angle ouvert (GCAO), la forme la plus fréquente de la maladie dans le monde (90% des cas en Europe), l’altération de la vision est lente, indolore et sans gêne perceptible au début. Ainsi, le glaucome évolue longtemps sans symptômes apparents s’il n’est pas dépisté. Il est provoqué par l’obstruction progressive du filtre d’évacuation de l’humeur aqueuse.

Contrairement au glaucome aigu à angle fermé, il est dû à une anomalie de l'anatomie de l’œil empêchant l'évacuation de l'humeur aqueuse à travers le trabéculum. Celle-ci reste totalement bloquée derrière l’iris. La pression à l’intérieur de l’œil augmente fortement. La personne ressent des symptômes caractéristiques : douleurs intenses, baisse soudaine de la vision, maux de tête, etc. Il faut alors agir en urgence, pour éviter que le nerf optique ne soit endommagé et que la personne ne devienne rapidement aveugle.

Quels conseils pour les citoyens ?

Nous insistons sur la nécessité de faire confiance aux ophtalmologistes et d'y avoir recours face à n'importe quel symptôme, indique le Docteur Fumero.

D'après lui, Cuba dispose de suffisamment de médicaments pour réduire la tension intraoculaire ainsi que de services.  

Selon l'Organisation mondiale de la Santé il y a à l'heure actuelle 4,5 millions de personnes atteintes du glaucome dans le monde. Pour 2020 ce serait 11 millions.


alb/rml