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Qatar:l'ONU appelle à une solution rapide de la crise diplomatique et l'Irak demande des preuves de liens avec le terrorisme

Nations Unies, Bagdad, 15 juin (PL) Le Haut Commissaire de l'ONU pour les Droits de l'Homme, Zeid Ra´ad Al Hussein, a appelé à « trouver, par le dialogue, une solution rapide à la crise diplomatique autour du Qatar ».

« Nous demandons à tous les États concernés de résoudre le plus rapidement possible ce conflit, dans le but d'éviter que de nouvelles sanctions nuisent au bienêtre, à la santé, à l'emploi et à l'intégrité de ses habitants », a-t-il signalé lors d'une déclaration.

Selon lui, l'impact des mesures adoptées peut être « alarmant » pour certaines personnes. « Il est clair que par leur amplitude, ces actions ont le potentiel de porter sérieusement atteinte à la vie de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, pour le seul fait d'appartenir à une nation impliquée dans ce différent », a-t-il souligné.

Zeid a en particulier précisé des signalement de personnes à qui l'on a demandé d'abandonner un des pays, ou d'autres à qui leur propre gouvernement leur ont demandé de revenir dans leur pays d'origine.

Il a lamenté le fait que « les mariages mixtes, les travailleurs et les étudiants étrangers représentent les catégories les plus vulnérables ».

Selon le fonctionnaire de l'ONU, « la menace émise par le Bahreïn et les Émirats Arabes Unis d'emprisonner les personnes qui montrent des sympathies envers le Qatar, ou s'opposent aux décisions gouvernementales, n'est pas moins préoccupante ».

Dans le même temps, le Premier Ministre irakien, Haider al-Abadi, qui réalise une visite officielle en Arabie Saoudite, a demandé au royaume « d'apporter des preuves qui incriminent le Qatar pour ses supposés promotion et soutien du terrorisme ».

Il a précisé que « malgré le fait que l'Irak ne soit pas d'accord avec les politiques du Qatar dans la région, nous désirons seulement mettre fin à la crise du Golfe Persique ».

Le mandataire a précisé que la posture de la nation mésopotamienne « n'est pas politique, mais humanitaire », et que pour cela nous sollicitons à Riad de « faire la lumière sur la prétendue implication de Doha dans le terrorisme ».
 
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